Hossein Alizadeh
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Téhéran (État impérial d'Iran)
| Naissance |
Téhéran (État impérial d'Iran) |
|---|---|
| Instruments | târ, setâr |


Hossein Alizadeh ⓘ, (en persan : حسین علیزاده) (né en 1951 à Téhéran) est un compositeur et musicien iranien travaillant notamment avec des luths traditionnels târ, setâr et tambûr.
Né en 1951 à Téhéran d'une mère persane originaire d'Arak et d'un père azéri originaire d'Ourmia[1], Hossein Alizâdeh étudie la musique dès l'enfance au conservatoire puis poursuit sa formation à la faculté des Beaux Arts de l'université de Téhéran. Parallèlement à cette formation académique, il étudie le radif de la musique iranienne avec les maîtres Hooshang Zarif (en), Ali-Akbar Shahnazi (en), Nour Ali Boroumand, Mahmoud Karimi, Abdollah Davami, Youssef Foroutan[2] et Sa'id Hormozi (en). Il étudie aussi la musicologie à l'université des Arts de Berlin dans les années 1980.
Il rejoint ensuite l'orchestre national iranien comme soliste puis collabore avec le groupe Sheyda avant de créer le groupe Aref et en 1989 Hamavayan Ensemble. Il y rencontre des musiciens d'envergure tels Mohammad Reza Shadjarian et Parviz Meshkatian.
Parallèlement à l'approfondissement de ses connaissances sur le répertoire classique et à l'étude historique de son évolution, il a introduit de nouvelles théories tant dans les techniques d'improvisation que dans la composition qu'il évoque lors de ses interventions dans les universités européennes et américaines.
Il œuvre pour rendre la musique plus autonome par rapport au chant. Selon lui, le texte limite la liberté du rythme de la musique. Il tend à remettre la voix à sa place, comme un instrument parmi les autres[3].
Publications et compositions
Il a publié une méthode de setâr, des intégrales du radif pour le târ et le setâr, et il a composé de nombreuses musiques de film (Gabbeh, Del Shodegan) ou de scène[3].
Récompenses et distinctions
Hossein Alizadeh a rejeté la Légion d'honneur en 2014[4].