Houris (roman)

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Date de parution
Houris
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Auteur
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Éditeur
Nombre de pages
413Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix Goncourt ()
Prix Landerneau des lecteurs (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Houris est un roman de Kamel Daoud, publié en . Il obtient le prix Goncourt en novembre suivant.

Aube est une jeune coiffeuse, seule rescapée de sa famille pendant les « années noires » ; elle en conserve la trace physique sous forme d'une grave cicatrice à la gorge, qui la prive de l'usage de la parole[1],[2],[3].

Interdiction du livre en Algérie

Dès sa parution, le livre suscite de fortes émotions et de vives tensions entre Paris et Alger[1]. En Algérie, il est alors encore illégal de publier un livre évoquant la guerre civile de 1991 à 2002[2]. Le livre est donc interdit en Algérie, et les éditions Gallimard sont écartées du salon international du livre d'Alger 2024[1].

Affaires judiciaires

Au mois d’, deux plaintes sont déposées à Oran contre l'écrivain Kamel Daoud et son épouse Aicha Dehdouh, une psychiatre qui a soigné la victime « Saâda Arbane », pour « violation du secret médical, ainsi que sur la diffamation des victimes du terrorisme et la violation de la loi sur la réconciliation nationale », qui interdit toute publication sur la période de la décennie noire (1992-2002)[4].

Le , après la remise du prix Goncourt, le média algérien ONE TV diffuse une enquête du journaliste Younes Sabeur Cherif dans laquelle il interviewe une femme qui estime qu'elle reconnaît dans le personnage principal de Houris les moindres détails de sa vie, vie qu'elle a racontée depuis 2015 à sa psychiatre qui est la femme de Kamel Daoud[5].

De leurs côtés, l'éditeur Gallimard et l'auteur dénoncent une campagne diffamatoire[6],[7], tandis qu'en Algérie, « l'affaire » Kamel Daoud déterre le procès de la guerre civile[8].

Jusqu'à fin 2024, Daoud n'avait pas nié directement avoir reçu des informations médicales sur Arbane de la part de son épouse[réf. nécessaire] — ni dans sa tribune publiée par Le Point le [9], ni dans son entrevue sur France Inter quelques jours plus tard[10]. Dans les deux cas, Daoud a parlé de ses méthodes, du caractère d’Arbane, du caractère de sa femme — tout cela sans dire explicitement qu'Aicha Dehdouh n'avait pas partagé d'informations.

Mandats d'arrêt

Le , l'Algérie émet deux mandats d'arrêt internationaux envers Kamel Daoud, l'accusant de non-respect de la vie privée, basés sur l'accusation de violation du secret médical. Jacqueline Laffont-Haïk, l'avocate de Daoud, estime que « Les motivations de tels mandats algériens ne pourraient qu’être politiques et s’inscrire dans un ensemble de procédures menées pour réduire au silence un écrivain dont le dernier roman évoque les massacres de la décennie noire en Algérie », et annonce l'intention de son client de contester les mandats auprès d'Interpol[11].

Condamnation

Le , l’écrivain a indiqué sur les réseaux sociaux avoir été condamné par contumace à trois ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de dinars par la cour de Falaoucen, en Algérie, dans l’affaire l’opposant à l'Association nationale des victimes du terrorisme (ANVT) pour Saâda Arbane. Cette décision judiciaire intervient à la suite d’accusations portant sur l’usage allégué d’éléments de la vie personnelle de la plaignante dans le roman « Houris »[12],[13],[14],[15].

Prix littéraires

Le prix Goncourt est attribué au roman le , au premier tour de vote[1],[2].

Le roman a reçu le prix Landerneau des lecteurs le [16].

Éditions

Notes et références

Liens externes

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