Houyhnhnm
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Dans Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, les Houyhnhnm sont une race de chevaux. Gulliver préfère leur compagnie à celle des Yahoos.
Langage et nom
Ces chevaux sont raisonnables, ils vivent dans une société simple et paisible régie par la raison, la vérité et l'exactitude. Ils n'ont pas même un mot pour le « mensonge » dans leur langue. Les Houyhnhnms semblent être les chevaux ordinaires ; il n'en est rien. Ils sont fortement intelligents et profondément sages. Dans leur façon de république à la mode socialiste, les besoins de la communauté sont placés avant la satisfaction des désirs. Ils sont les maîtres des Yahoos, ces créatures sauvages de type humain qui vivent dans le Pays des Houyhnhnms[1]. Cette race atteint généralement l'âge de soixante-dix ou soixante-quinze ans, et très rarement celui de quatre vingt. Plusieurs semaines avant leur mort, ils sentent leur forces s'en aller sans ressentir de souffrance et reçoivent pendant cette période de nombres visites d'amis. Leur mode de vie peut s'apparenter à une utopie, mais le lien de domination envers les yahoos est quand même très présent, contre-balançant la tendance.
Pour les logiciens, ce peuple équin est très intéressant : Swift nous livre là un exemple de logique positive (une logique où la négation n'a pas sa place)[2].
Le nom des Houyhnhnms a été choisi comme une déformation du mot français Homme, auquel ont été ajoutées les lettres "u", "y", "n" et "m" pour lui donner l'apparence d'un hennissement. Swift déforme de cette manière plusieurs mots français ou anglais tout au long du Voyage au Pays des Houynhnms pour constituer le langage des chevaux[3]. Dans la majorité des mots de vocabulaire présentés dans le roman, l'épithète yahoo, relatif aux yahoos, créatures de l'île, est systématiquement présent à la fin des mots.
Notes et références
- ↑ Mireille Ozoux, « Lire le quatrième voyage de Gulliver’s Travels avec Jean-Jacques Lecercle : « Interpellation » / « contre-interpellation » du genre utopique et déplacement des frontières génériques », Frontières & déplacements en discours, no 20,
- ↑ « Ces nobles Houyhnhnms… », Le Monde diplomatique, (lire en ligne)
- ↑ Jean Dixsaut, « "By similitudes" : à propos des circonlocutions de Gulliver chez les Houyhnhnms », Revue de la Société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles, no 55, , p. 133-143 (lire en ligne)