Hubert Amyot d'Inville

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Hubert Amyot d'Inville, né le à Beauvais et mort le à Montefiascone, dans le Latium en Italie, est un des premiers Français libres de l'été 1940.

Surnommé l'Astuce et toujours accompagné de son chien Bob, Hubert Amyot d'Inville est l'une des grandes figures des Forces navales françaises libres (FNFL), indissociable de l'histoire du 1er régiment de fusiliers marins. Il est Compagnon de la Libération.

Famille

Hubert-Marie Amyot d'iville est né le à Beauvais[1]. La famille Amyot d'Inville appartint à la noblesse de robe. Elle s'installe au château de la Morandière à Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine), en 1936.

Hubert Marie Édouard Amyot d'Inville est le fils de Pierre Amyot d'Inville et d'Yvonne Drouet d'Aubigny. Trois des fils ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'engagement dans la France libre

Officier de la marine marchande et de réserve, Hubert Amyot d'Inville est mobilisé début 1940 comme lieutenant de vaisseau en 1940 et participe à l'évacuation de Dunkerque, mais le dragueur de mine qu'il commandait alors est coulé[1]. Rescapé du naufrage, il est nommé commandant d'une vedette rapide et rallie l'Angleterre et la France libre[1]. Il s'engage le dans les Forces navales françaises libres et devient le second de Robert Détroyat qui forme le 1er Bataillon de fusiliers marins[1]. Il participe à la Bataille de Dakar qui est un échec pour les FFL, puis au ralliement du Gabon, et à la Campagne de Syrie pendant laquelle il est grièvement blessé devant Damas, le tandis que Détroyat est tué dans des conditions obscures.

Amyot d'Inville devient alors chef du 1er bataillon de fusiliers marins avec lequel il prend part à la Bataille de Bir Hakeim puis à la Seconde bataille d'El Alamein et à la campagne de Tunisie[1].

Campagne d'Italie

Il est promu capitaine de corvette en 1943 et cette même année, le bataillon que commande Amyot d'Inville est transformé en régiment de reconnaissance blindée de la 1re DFL qui prend part à la campagne d'Italie. Le , la jeep du capitaine de frégate Amyot d'Inville saute sur une mine devant Montefiascone, tuant le capitaine[2].

Hubert Amyot d'Inville est inhumé au cimetière de Viterbe, en Italie.

Décorations

Le monument aux morts de Louvigné-de-Bais

Jacques, Gérald et Guy Amyot d'Inville

Les trois frères d'Hubert Amyot d'Inville se sont également illustrés pendant la Seconde Guerre mondiale :

  • abbé Gérald Amyot d'Inville (- ), entré en Résistance en sous le pseudonyme de Lejeune. Il créa une section FFI à Béthune, en liaison avec un réseau de résistance belge. Il participa également à la réception de parachutages d'armes. Le , il fut arrêté par la Gestapo à Paris. Interrogé à Creil par les Allemands, il fut incarcéré au camp de Royallieu, à Compiègne, jusqu'en . Le , il était déporté à Buchenwald (matricule 44 372). Il fut ensuite transféré à Dora, à Wieda, à Ellrich puis de nouveau transféré à Wieda. Découvert dans l'exercice de son apostolat, il fut roué de coups, il mourut le à Ellrich.
  • Guy Amyot d'Inville (1918-2002), pendant la Bataille de France de 1940, jeune aspirant du 7e régiment de cuirassiers, il fut grièvement blessé dans son char calciné. Il fut fait prisonnier, le , à Oissy (Somme) et ne fut libéré de l'Oflag IV-D d'Elsterhorst qu’à la fin de la guerre[5]. C'est le seul des frères Amyot d'Inville qui survécut à la guerre. Il se vit décerner une citation à l’ordre du Corps d’armée.

Hommages posthumes

Notes et références

Voir aussi

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