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Hubert Pilčík

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Hubert Pilčík
Biographie
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Hubert Pilčík, né le à Nový Hrozenkov et mort le à Plzeň est un tueur en série tchécoslovaque, auteur d’une série d’homicides. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, il se livra à un trafic clandestin, faisant passer des individus de la Tchécoslovaquie vers l’Allemagne de l’Ouest. C’est à compter de l’année 1948, alors qu’il était quinquagénaire, qu’il entreprit d’assassiner ses propres clients. Appréhendé par les autorités, il mit fin à ses jours dans la prison de Plzeň avant son jugement. Inculpé pour cinq meurtres, le bilan exact de ses forfaits demeure indéterminé[1] ; certaines conjectures évoquent une possible multiplication des victimes, pouvant se chiffrer à plusieurs dizaines[2].

Hubert Pilčík naquit le à Nový Hrozenkov, en Bohême (relevant alors de l’Empire austro-hongrois, aujourd’hui située en République tchèque). Il occupa divers emplois avant d’entrer à l’usine Škoda de Plzeň, où il demeura en poste jusqu’à sa retraite. Il avait épousé Antonie, son épouse, qui lui était de onze ans cadette. Le couple n'a aucun enfant.

À la suite de l’instauration du régime communiste en Tchécoslovaquie en 1948, près de 250 000 individus quittèrent le pays. Une partie non négligeable de ces émigrants eut recours à des filières clandestines pour gagner l’Allemagne de l’Ouest ou l’Autriche. Dans la soirée du , un incendie se déclara dans un chalet forestier désaffecté dénommé « Lipovka ». Des vestiges humains carbonisés y furent découverts le jour suivant[1]. L’enquête judiciaire établit que l’embrasement du corps avait été facilité par l’utilisation de produits accélérateurs. Les conclusions de l’examen autopsique indiquèrent que les restes étaient ceux d’un homme, vraisemblablement décédé dans les flammes, sans qu’une détermination définitive puisse être établie.

Le , des enfants jouaient dans les sables sédimentaires aux abords de Senec lorsqu'ils exhumèrent fortuitement un membre inférieur humain. Cette découverte fortuite précéda l'exhumation d'une fosse superficielle recélant la dépouille putrescente d'une jeune femme. La victime présentait un bâillon ainsi qu'une cordelette enserrant ses vertèbres cervicales. Par le truchement d'une expertise odontologique, la défunte fut formellement identifiée comme étant Renata Balleyová, photographe de profession native de Plzeň. Les investigations menées auprès de l'entourage établirent que la victime et son père, Emanuel, nourrissaient le dessein de s'expatrier clandestinement de Tchécoslovaquie. Un parent produisit des missives en provenance de Bavière alléguant que Balleyová, Emanuel et sa nièce, âgée de 12 a., séjournaient en Allemagne de l'Ouest. Les soupçons des enquêteurs convergèrent promptement vers la personne de Pilčík, alors émérite retraité bénéficiant d'une honorabilité certaine. Ce dernier, réputé pour son inclinaison envers la sylviculture, s'autorisait à prétendre avoir exercé la fonction de marinier et avoir réchappé au naufrage du Titanic en 1912.

Pilčík était réputé périlleux ; en conséquence, une brigade spéciale de gendarmes, secondée par deux agents du SNB dissimulés en électriciens, investit son logis en septembre et procéda à son interpellation. La perquisition révéla la présence de quatre armes à feu et d’une multitude d’effets, contenus dans des malles, appartenant à diverses victimes. Les forces de l’ordre libérèrent également la nièce d’Emanuel, âgée de douze ans. Celle-ci était détenue par Pilčík dans une retraite aménagée au sein d’une porcherie, ligotée à une structure pourvue d’un caisson à double paroi destiné à assourdir ses clameurs. L’adolescente y était recluse la majeure partie du jour et subissait des viols répétés. Son geôlier la contraignait par ailleurs à rédiger des missives prétendument expédiées « de Bavière ». Il les remettait ensuite à leurs destinataires en exigeant une rémunération sous forme de bijoux.

Pilčík exécuta Emanuel durant son sommeil à Lipovka, tandis que ce dernier était en attente d’exfiltration vers la Bavière. Balleyová, qui nourrissait pareillement le dessein de déserter, fut occise à moins de quinze jours d’intervalle, aux abords de Senec. Les deux individus furent mis à mort par des coups de matraque assénés au crâne. Dans ses dépositions, Pilčík déclara avoir projetté de supprimer également la nièce d’Emanuel, de même qu’un autre parent et son épouse. Toutefois, se trouvant alors incarcéré, il mit fin à ses jours au moyen de deux mouchoirs.

L’importance de la quantité de bijoux (seule monnaie d’échange de valeur pour les fugitifs) découverte dans sa demeure a conduit à l’hypothèse historiographique que Pilčík avait probablement assassiné un nombre plus considérable d’individus tentant de franchir illégalement le rideau de fer.

Dans la culture populaire

Le cas judiciaire de Jaroslav Pilčík a fourni la trame à l’un des volets de la série télévisée Trente affaires du major Zeman, dont le tournage s’est achevé en 1975. Cet épisode, tiré de l’affaire précitée, porte le titre « La Bête » (« Bestie »).

Voir aussi

Références

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