Hudna

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Une hudna (de l'arabe هدنة (signifiant « calme » ou « tranquille ») est une trêve ou un armistice[1]. On le traduit parfois par « cessez-le-feu ». Dans son dictionnaire médiéval d'arabe classique, le Lisan al-Arab, Ibn Manzur le définit ainsi :

«hadana : il s'est tu. hadina : il s'est calmé (transitif ou intransitif). haadana : il a fait la paix avec. Le nom de chacun de ceux-ci est hudna
Sceau en arabe de la jurisprudence islamique, dont fait partie la «hudna»

L'une des hudnas les plus célèbres fut le traité de Hudaybiyyah entre Mahomet et la tribu Quraysh.

Hudna dans le conflit israélo-palestinien

Faits en bref
Parties en négociation
Autorité palestinienne État d'Israël
Histoire du processus de paix
Principaux sujets de négociation
(par ordre alphabétique)
Drapeau de la Palestine     Dirigeants actuels     Drapeau d’Israël
Mahmoud Abbas
Salam Fayyad
Isaac Herzog
Benyamin Netanyahou
Négociateurs internationaux
Quartet pour le Moyen-Orient
Drapeau des Nations unies Drapeau de l’Union européenne Drapeau de la Russie Drapeau des États-Unis
Autres propositions
En anglais (non traduits)
Voir aussi
Conflit israélo-palestinien
Conflit israélo-arabe
Projets de paix
1 Les hauteurs du Golan ne font pas partie de la question israélo-palestinienne
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Le terme peut aujourd'hui être employé pour désigner un accord de cessez-le-feu dans le cadre du conflit israélo-palestinien, notamment lorsqu’il concerne des groupes comme le Hamas. Entre 1999 et 2003, le concept a également été avancé par un professeur de l’Université Queen’s de Belfast comme moyen de réduire la violence entre Israël et les Palestiniens. Cette proposition faisait suite à de longues négociations menées avec des dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, ainsi qu’à l’étranger, notamment au Liban et en Syrie. Par ailleurs, certains rappellent qu’en 2001, l’homme d’affaires israélien Eyal Erlich, après avoir constaté qu’une hudna avait été déclarée pour calmer un conflit en Jordanie (cf. Haaretz, 2 janvier 2002), a suggéré, sans succès, qu’Israël propose une hudna mutuelle en tant que prélude à une paix plus durable.

Malgré le rejet de l'idée par le gouvernement israélien, à l'été 2003, après de nombreuses années de négociations et de facilitation de la part de conseillers et de diplomates européens, ainsi que sous la pression d'Abou Mazen et de l'Égypte, le Hamas et le Jihad islamique palestinien déclarent unilatéralement un cessez-le-feu de 45 jours, ou hudna. Ses partisans avancent généralement qu'un tel cessez-le-feu permettrait une réduction importante de la violence et agirait comme une mesure de confiance pour rendre possibles de nouvelles résolutions du conflit et des négociations de paix ; ses opposants soutiennent qu'il s'agirait d'une simple manœuvre tactique permettant aux groupes palestiniens de se regrouper et de rassembler leurs forces en prévision de nouvelles attaques contre les Israéliens, ou à Israël de continuer à étendre les colonies, de bloquer les villes palestiniennes et d'arrêter les membres de ces groupes[2]. Cette hudna commence le 29 juin 2003.

En janvier 2004, Abdel Aziz al-Rantissi, haut dirigeant du Hamas, propose une hudna de dix ans en échange du retrait complet de tous les territoires conquis lors de la guerre des Six Jours, de la création d'un État palestinien en Cisjordanie et à Gaza, et du « droit au retour » de tous les réfugiés palestiniens. Rantissi a accordé des interviews à des journalistes européens et a déclaré que la hudna était limitée à dix ans et représentait une décision du mouvement car il était « difficile de libérer tout notre territoire à ce stade ; elle ne signifierait cependant pas une reconnaissance de l'État d'Israël »[3].

Références

Voir aussi

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