Hugues (évêque de Genève)
From Wikipedia, the free encyclopedia
Hugues ou Hugo († ) est un évêque de Genève de l'extrême fin du Xe siècle et du début du siècle suivant. Hugues est placé au 41e rang des évêques dans la liste de la Bible de Saint-Pierre.
Il est parfois confondu dans la documentation avec Hugues, évêque de Sion (993/94-1018/20) et proche du roi Rodolphe III, roi des Deux Bourgognes (Bourgogne transjurane et Bourgogne cisjurane).
Origines
Les origines d'Hugues ne sont pas précisément connues. Il est dit proche de la cour de Bourgogne[1]. À partir de l'acte de 998, les auteurs du Régeste genevois (1866) relève qu'il est considéré comme le neveu de l'impératrice Adélaïde de Bourgogne, tout comme le roi Rodolphe III de Bourgogne[2]. D'après un acte de 1005, on sait qu'il a un frère, Luithard, qui avait obtenu une vigne en Valais de la part du roi[3].
Épiscopat
Hugues est considéré comme étant évêque de Genève (Hugo espicopus Genevensis) à partir de 993[4]. Il est présent lors de la désignation du nouvel abbé de Cluny, Odilon[5], entre et le [6]. Le Régeste genevois donnait, par erreur, l'année 988[7].
Fin 998/, il souscrit, aux côtés de 27 évêques, au concile de Rome, présidé par le pape Grégoire V et en présence de l'empereur Othon III[6],[5],[8]. Il signe les décisions du synode de Francfort, en [6],[5],[9].
En 999, le roi Rodolphe III de Bourgogne et plusieurs évêques, dont Hugues, accueillent l'impératrice Adélaïde de Bourgogne, veuve d'Othon le Grand, à Orbe, de passage en Bourgogne pour apaiser les tensions[5],[10]. Personnage influent de la cour du roi, il intervient aux côtés de la première épouse de Rodolphe, la reine Eltrude, et Burchard, archevêque de Lyon et frère du roi, pour que l'Église de Sion reçoivent des droits comtaux sur le Valais[6]. Il est présent aux côtés du roi lorsque Hugues, évêque de Sion, est fait comte en Valais, en 999[11].
Hugues se trouve régulièrement présent lors de donations ou de confirmations du roi Rodolphe III. Il accompagne le roi en 1000, lors de son voyage en Allemagne auprès de l'empereur Otton III[6],[5].
Il est à l'origine de la fondation du prieuré Saint-Victor de Genève[6],[12]. Il considère que le prieuré « n'a pas assez de possessions pour qu'on lui donne un abbé, la cède à Odilon, abbé de Cluny », entre 1000 et 1011, avec l'autorisation du roi[6],[5],[13].
En 1011, il est présent, aux côtés de l'archevêque de Lyon, frère du roi, et de l'évêque d'Aoste, lorsque le roi accorde le titre de comte de Vaud à l'évêque de Lausanne, Henri [14].
Avant 1019, la date n'est pas connue, il fait reconstruire l'église de Bourg-Saint-Pierre[6],[5],[15].
Le , il est dans la suite de l'empereur Henri II, venu consacrer cathédrale de Bâle[6],[5],[16]. Cette participation est la dernière mention de l'évêque dans les sources[6].
Mort et succession
Hugues semble mourir au cours de l'année 1020[5].
Conrad lui succède sur le siège épiscopal de Genève[17],[18],[19]. Cet évêque n'a pas laissé de traces si ce n'est des monnaies[17].
Références
- ↑ Diocèse de Genève-Annecy, p. 30.
- ↑ Régeste genevois, REG no 141 (lire en ligne), p. 40-41.
- ↑ Régeste genevois, REG no 147 (lire en ligne), p. 42.
- ↑ Diocèse de Genève-Annecy, p. 20, 303.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Gilbert Coutaz, « Hugues » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Helvetia Sacra, p. 71.
- ↑ Régeste genevois, REG no 133 (lire en ligne), p. 39.
- ↑ Régeste genevois, REG no 140 (lire en ligne), p. 40.
- ↑ Régeste genevois, REG no 148 (lire en ligne), p. 42.
- ↑ Régeste genevois, REG no 141, p. 40.
- ↑ Régeste genevois, REG no 142 (lire en ligne), p. 41.
- ↑ Régeste genevois, REG no 150 (lire en ligne), p. 43.
- ↑ Régeste genevois, REG no 150, p. 43.
- ↑ Régeste genevois, REG no 153 (lire en ligne), p. 43.
- ↑ Régeste genevois, REG no 160 (lire en ligne), p. 45.
- ↑ Régeste genevois, REG no 161 (lire en ligne), p. 45-46.
- 1 2 Helvetia Sacra, p. 72.
- ↑ Diocèse de Genève-Annecy, p. 303.
- ↑ Régeste genevois, REG no 163 (lire en ligne), p. 46.
Voir aussi
Bibliographie
- Henri Baud (éditeur scientifique), Louis Binz (contributeur), Robert Brunel (contributeur), Paul Coutin (contributeur), Roger Devos (contributeur), Paul Guichonnet (contributeur), Jean-Yves Mariotte (contributeur) et Jean Sauvage (contributeur), Le Diocèse de Genève-Annecy, Paris, Editions Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 2-7010-1112-4, BNF 34842416, lire en ligne).
- Louis Binz, Jean Emery et Catherine Santschi, Helvetia Sacra, vol. 3 : Le diocèse de Genève. L'archidiocèse de Vienne en Dauphiné, Berne, Éditions Francke, , 391 p. (ISBN 3-7720-1454-2, lire en ligne [PDF]).
- Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne).