Huit amis de Jingling

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PériodeVe siècle au VIe siècle
apogée sous les dynastie Qi du Sud
Aire de diffusionChine
OriginesJingling
Huit amis de Jingling (竟陵八友)
Période Ve siècle au VIe siècle
apogée sous les dynastie Qi du Sud
Aire de diffusion Chine
Origines Jingling

Les Huit amis de Jingling (chinois : 竟陵八友 ; chinois traditionnel : 竟陵八友 ; pinyin : Jìnglíng Bā Yǒu ; Wade : Ching-ling Pa Yu) désignent un groupe de lettrés réunis par le prince Xiao Ziliang durant l’ère Yongming de l’empereur Wudi de la dynastie Qi du Sud (483-493). Leur nom provient du titre porté par Xiao Ziliang qui est prince de Jingling. Les membres de ce groupe exercent une influence à la fois politique et littéraire et leurs activités de sociabilité élargissent les thèmes d’écriture et les orientations esthétiques[1]. Leur plus grande contribution est la création du style poétique appelé Yongming ti. Ils représentent l’un des groupes d’auteurs les plus célèbres, les plus accomplis et les plus influents de la littérature des dynasties du Sud[1]. Le groupe est composé de Xiao Yan, Shen Yue, Xie Tiao, Wang Rong, Xiao Chen, Fan Yun, Ren Fang et Lu Chui.

L’origine du groupe vient du fait que le prince de Jingling, Xiao Ziliang des dynastie Qi du Sud, aime la littérature. Il habite à la résidence de l’ouest du mont Jilong à Jiankang (actuelle Nankin). En 484, il ouvre sa résidence pour recruter des lettrés, et au total soixante-quatorze hommes de lettres déjà célèbres — dont le futur empereur Wu des Liang Xiao Yan — y entrent successivement, formant le plus vaste groupe littéraire de l’histoire de la littérature chinoise[2]. Dans ce groupe, huit d’entre eux se distinguent. Il est dit : {{citation bloc|Le prince de Jingling, Ziliang, ouvrit la résidence de l’Ouest et y invita des lettrés. Gaozu (Xiao Yan), ainsi que Shen Yue, Xie Tiao, Wang Rong, Xiao Chen, Fan Yun, Ren Fang et Lu Chui s’y réunissaient et s’y fréquentaient ensemble. On les appelait les « Huit Amis »[note 1], [3]. D’après les documents historiques, on peut savoir que les « Huit amis de Jingling » au plus tard autour de 487 sont déjà formellement formés[2]. Ils entretiennent des relations étroites entre eux, et prennent la résidence de l’ouest comme centre d’activité. Leurs activités sociales principales comprennent la création littéraire et les échanges bouddhiques[4]. Ils participent aussi aux activités politiques et composent des œuvres en réponse les uns aux autres. En littérature, leurs échanges élargissent la vision littéraire, diversifient les thèmes d’écriture et améliorent les techniques de composition, modifient leurs orientations esthétiques, rendant leurs œuvres plus centrées sur l’expression des émotions intérieures, avec un langage plus poétisé et un contenu plus proche de la vie quotidienne[1]. Ils composent mutuellement des poèmes en écho, s’encouragent et se stimulent les uns les autres, formant ainsi un courant littéraire[5].

Contributions littéraires

Les « Huit amis de Jingling » ont un niveau littéraire très élevé. Ils héritent non seulement des réalisations de la poésie des paysages de Xie Lingyun, mais leurs œuvres intègrent aussi les pensées du bouddhisme et du taoïsme, atténuent le monde profane et recherchent la saveur poétique des « nuages et de la lune »[2]. Leurs contributions littéraires se manifestent principalement dans la création et la mise en pratique de la théorie des tons poétiques en faisant la promotion d’un nouveau style poétique, le Yongming ti qui a exercé une influence profonde sur le développement ultérieur de la poésie[1].

Style poétique Yongming (Yongming ti)

Dans la formation du style poétique Yongming ti, le poète Shen Yue — un des « Huit amis de Jingling » — joue un rôle essentiel en rédigeant le Traité des quatre tons (四声谱) dans lequel il établit de nouvelles règles de tonalité et de métrique à la poésie[1]. Par la suite, il s’associe à d’autres poètes pour créer le Yongming ti[5]. Concrètement, les « Huit amis de Jingling » sont les principaux créateurs du style poétique Yongming ti qui insiste sur l’alternance des tons, l’harmonie phonique et la fusion du paysage et de l’émotion. Leurs poèmes présentent une alternance tonale harmonieuse, une musicalité sonore nette, un langage riche et orné, et des parallélismes soignés, avec des formes brèves ; cela pose les bases de l’apparition de la poésie régulière, constituant une transition entre la poésie de style ancien vers la poésie de style régulier strict[5]. Ce style exerce une influence profonde sur le développement ultérieur de la poésie, en posant notamment une base métrique essentielle pour la poésie dite « de forme régulière » apparue sous la dynastie Tang [5].

Les Huit amis de Jingling

Poésie

Notes et références

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