Hyacinthe Louis de Pellevé

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Hyacinthe Louis de Pellevé, dit le marquis de Pellevé, comte de Flers, baron de Larchamp, gouverneur du château de Meudon, est un noble français de la première moitié du XVIIIe siècle, mort sans postérité en avril 1736.

Restitution de la vue sur le parterre du château de Flers (Orne), fin du XVIIe siècle, propriété familiale

Il est le fils de Louis de Pellevé et de Madeleine Gauréault Dumont (ou Du Mont)[1]. Il est ainsi le petit-fils de Hyacinthe Gauréault Dumont, gouverneur du château de Meudon et proche de Monseigneur, fils de Louis XIV. Le marquis de Pellevé se marie avec Marie Angélique de La Chaize d'Aix, parente de François de La Chaize d'Aix, connu sous le nom de Père la Chaise, jésuite et confesseur de Louis XIV.

Il fut capitaine lieutenant des gendarmes de Berry, ainsi que le gouverneur du château de Meudon, depuis la mort de Dumont, son grand-père, jusqu'à son propre décès, en .

Il demeurait à Paris, rue Garancière, au sein de l'hôtel de Sourdéac.

Il rédige son testament en [2]. Son inventaire après décès est dressé le .

Dans ses Mémoires, Saint-Simon indique que le marquis de Pellevé « devint fou par intervalles ; on ne put lui laisser Meudon où il se conduisait avec toutes sortes d'extravagances. Cela acheva de lui tourner la tête ; il finit enfin par s'aller noyer dans la Seine, vers le moulin de Javelle ».

Témoignage

Le château de Meudon au temps du marquis de Pellevé, vers 1725.

Un manuscrit, conservé à la Bibliothèque nationale de France[3], précise ce qui suit :

« Séjour des Enfans de France à Meudon en 1733.

Le séjour des Enfans de France à Meudon a été déterminé au commencement du mois de may 1733 dans une assemblée de médecins qui s’est tenue à Versailles, par rapport à leur santé, la mort de Madame 3e et celle de Monsieur le duc d’Anjou ayant fait peur pour les autres.

Leur voyage a été fixé par la suite au 21 du même mois et quelques jours auparavant M. de Pellevé, Gouverneur de ce château, parlant de leur séjour à M. le cardinal de Fleury, luy dit que cela luy causeroit de la dépense et qu’il étoit persuadé que Son Eminence voudroit bien le traiter comme son prédécesseur M. Dumont l’avoit été pendant que le feu Roy y restoit, et luy accorder la même gratiffication.

M. le cardinal luy repondit que les affaires du Roy n’étoient point en situation de faire de pareilles grâces, ce qui ne l’empescha pas de prendre le tems que M. le cardinal étoit avec le Roy pour luy en reparler en présence de Sa Majesté et Son Eminence lui dit la même chose.

Il ne s’en est pas tenu à ces deux refus, il a fait au Roy seul la même demande le 21 dans le tems que Sa Majesté parloit à M. le duc de Charot. Le Roy luy a répondu que la chose étoit décidée, ce qui l’a obligé de cesser. Seulement pour quelques momens : car il est encore revenu à la charge et a représenté au Roy qu’il a interrompu une seconde fois, la dépense qu’il seroit obligé de faire et l’injustice qu’on luy faisoit, ce qui a obligé Sa Majesté de dire au capitaine de ses gardes de le faire sortir de sa chambre. Il a été donné ordre à l’officier des gardes qui commande à Meudon de ne le point laisser entrer dans la chambre de M. le Dauphin ny des dames. »

Testament (mars 1733)

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Notes

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