Hydrologie des Seychelles
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L'hydrologie des Seychelles est sous la juridiction d'un organisme public, à savoir PUC (Public Utilities Corporation)[1]; d'autres institutions interviennent dans une moindre mesure dans la gestion de l'eau[2], tels que les services de la météorologie nationale.
La collecte des données des précipitations aux Seychelles a débuté en 1888, à l’intérieur du Jardin botanique de Victoria (PUC, 1984)[3]. Les mesures des débits de rivières, ont quant à elles commencé beaucoup plus tard, soit en 1960 avec l'installation de simples déversoirs sur les plus grands bassins versants de l’île principale de Mahé. À partir de 1976, des appareils enregistreurs viennent compléter les dispositifs en place (PUC, 1984)[4].
Les cours d’eau les plus petits sont contrôlés épisodiquement par des jaugeages au moulinet sans pour autant mesurer les hauteurs d’eau qui permettent d’évaluer les apports en eau à l’échelle annuelle. Cette procédure s’est étendue aux îles de Praslin et de La Digue (PUC, 1984).
Sur l’ensemble des îles Seychelles, il a été recensé 107 sites de mesures pluviométriques, 81 sites pour les débits des cours d’eau, 76 forages pour les eaux souterraines[5]. Cet inventaire inclut les postes arrêtés. L’évaporation est quant à elle observée sur des bacs Classe "A": trois sont situés sur Mahé, deux à Praslin et un dernier sur La Digue (PUC, 1984, 1990). Ces observations sont ensuite publiées dans des annuaires hydrologiques.
La fluctuation du niveau de la mer suivie sur deux postes situés l’un à l’aéroport de Victoria et l’autre sur l’île de Denis Iland est publiée sur un document à part.
Le premier annuaire hydrologique des Seychelles a été publié en 1984 sur recommandation de l’Organisation météorologique mondiale (OMM)[6]. Ce document rassemble toutes les données historiques observées entre 1960 et 1984 selon trois volumes:
Volume I: Le climat ;
Volume II: Les eaux de surface ;
Volume III: Les eaux souterraines.
Une bonne partie des observations du réseau géré par les services de la météorologie nationale des Seychelles est incluse dans ces volumes. En 1990, des addenda à ces annuaires pour la période 1985-1989 sont publiés[7],[8],[9].
Le traitement de ces informations a permis d'évaluer des paramètres hydrologiques importants, comme les débits moyens journaliers, mensuels et annuels ainsi que les débits extrêmes (en m3/s). Ces paramètres sont également exprimés en lames écoulées (mm), débits spécifiques (l/s.km2) et volume d’eau (en m3). Ces paramètres permettent de dimensionner des ouvrages hydrauliques et de travaux publics et d’organiser la distribution des eaux.
Certaines stations des annuaires sont accompagnées de schémas de répartition mensuelle des débits. D’autres stations, intégrant les précipitations fournissent des coefficients de ruissellement. Ce dernier est en moyenne de l’ordre de 0.8 pour les Seychelles, il est élevé en dépit de l'interception des pluies par la végétation et l'évaporation. Il dépasse l’unité dans quelques cas, ce qui est anormal et amène à utiliser ces informations avec précaution.
La synthèse des précipitations fournit des valeurs dépassant les 3 500 mm/an au nord des Seychelles et tombent à moins de 1 800 mm/an dans les îles de l’extrême sud. Certaines périodes lacunaires ont été reconstituées par des méthodes de corrélations, ce qui est anormal dans des annuaires qui doivent restituer des informations brutes.
L'évaporation mesurée sur une nappe d’eau libre au niveau de l’aéroport international est de 1 949 mm en moyenne inter annuelle.