Hyperparathyroïdie primaire
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| Spécialité | Endocrinologie |
|---|
| OMIM | 600166 |
|---|---|
| DiseasesDB | 6283 |
| MedlinePlus | 000384 |
| eMedicine | 390728 |
| MeSH | D049950 |
L'hyperparathyroïdie primaire (HPTP) est une maladie endocrinienne caractérisée par une sécrétion excessive de l'hormone parathyroïdienne, la parathormone (PTH), par une ou plusieurs glandes parathyroïdes.
Cette hyperactivité entraîne une hypercalcémie et une augmentation de la résorption osseuse, avec des répercussions sur le squelette, les reins et le système nerveux[1].
Les glandes parathyroïdes régulent la concentration de calcium dans le sang par la sécrétion de parathormone (PTH).
Dans l’hyperparathyroïdie primaire (HPTP), cette régulation est altérée, généralement à cause d’une lésion d’une glande parathyroïde.
L’excès de PTH stimule la résorption osseuse, augmente la réabsorption rénale du calcium et favorise la production de calcitriol (vitamine D activée), conduisant à une hypercalcémie chronique[2].
Épidémiologie
L’hyperparathyroïdie primaire (HPTP) est une pathologie fréquente, avec une prévalence variant entre 0,2 et 1,3 % selon les populations étudiées à travers le monde.
La prévalence de l’HPTP est principalement influencée par le sexe, l’âge et l’ethnie.
Les données épidémiologiques indiquent une prévalence plus élevée chez les femmes que chez les hommes, avec une estimation de 233 cas pour 100 000 femmes et de 85 cas pour 100 000 hommes. Ainsi, les trois quarts des patients atteints d’HPTP sont des femmes.
L’âge joue également un rôle important, puisque 85 % des cas surviennent après 50 ans, le plus souvent après la ménopause[3].
Cause
Les principales causes d'hyperparathyroïdie primaire (HTTP) sont :
- Adénome parathyroïdien (80–85 % des cas)
- Hyperplasie parathyroïdienne (10–15 % des cas)
- Carcinome parathyroïdien (rare, environ 1 % des cas)
Certaines formes peuvent être héréditaires.
Diagnostic
L’hyperparathyroïdie primaire (HPTP) est souvent une découverte fortuite, mise en évidence lors d’examens sanguins ou urinaires de routine[4].
Le diagnostic repose sur :
- une hypercalcémie confirmée à plusieurs reprises ;
- une PTH élevée ou inappropriée par rapport au taux de calcium ;
- une phosphorémie basse ou normale.
Des examens complémentaires : échographie cervicale, scintigraphie au sestamibi, dosages urinaires du calcium