Hypomnema
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Hypomnema (du grec ὑπόμνημα, au pluriel ὑπομνήματα, hypomnêmata), également orthographié hupomnema, est un mot grec qui peut se traduire par « rappel, note, dossier public, commentaire, registre, brouillon, copie » et d'autres variantes de ces termes[1].
Platon a reconnu avec sa théorie de l'anamnèse le nouveau statut de l'écriture en tant que dispositif de mémoire artificielle. Il a développé les principes hypomnésiques que ses étudiants devaient suivre à l'Académie. Selon Michel Foucault, « Les hupomnêmata pouvaient être des livres de compte, des registres publics, des carnets individuels servant d'aide-mémoire. [...] Ils constituaient une mémoire matérielle des choses lues, entendues ou pensées ; ils les offraient ainsi comme un trésor accumulé à la relecture et à la méditation ultérieures. Ils formaient aussi une matière première pour la rédaction de traités plus systématiques, dans lesquels on donnait les arguments et moyens pour lutter contre tel défaut (comme la colère, l'envie, le bavardage, la flatterie) ou pour surmonter telle circonstance difficile (un deuil, un exil, la ruine, la disgrâce).»[2]