Hypothèses.org

plateforme de blogs en sciences humaines et sociales From Wikipedia, the free encyclopedia

Hypothèses.org est un site internet rassemblant des carnets de recherche scientifique, se réclamant d'une science ouverte et collective[1]. Il est géré par le Centre pour l'édition électronique ouverte[2] au titre du portail OpenEdition dont il faut partie intégrante.

DescriptionCarnet de recherche en Sciences humaines et sociales
SloganDécouvrir le monde. Dans toutes les langues.
Faits en bref Adresse, Description ...
Logo de Hypothèses.org

Adresse https://fr.hypotheses.org/
Description Carnet de recherche en Sciences humaines et sociales
Slogan Découvrir le monde. Dans toutes les langues.
Commercial non
Type de site recherche
Langue Multilingue (4 langues)
Inscription gratuite
Siège social Marseille (Bouches-du-Rhône)
Drapeau de la France France
Propriétaire Centre pour l'édition électronique ouverte (Cléo)
Lancement 2008
État actuel En activité
Fermer

Hypothèses.org regroupe plusieurs milliers de carnets de recherche dans tous les domaines des sciences humaines et sociales, dont les billets librement accessibles s’adressent aux spécialistes et au grand public.

Outre sa version francophone, la plateforme dispose de diverses instances linguistiques :

Genèse

La création de la plateforme hypothèses en 2008 s’inscrit dans la dynamique internationale d’institutionnalisation des blogs de chercheurs au cours des années 2000. Cette dynamique se traduit notamment par leur regroupement au sein d'agrégateurs et de plateformes dédiées[3], que le directeur du Centre pour l'édition électronique ouverte, Marin Dacos, justifie ainsi[4] :

  • la plateforme est gage de stabilité, "nécessaire au bon fonctionnement de la science", et de tranquillité pour le chercheur
  • les institutions scientifiques à l'origine de la plateforme en font un espace de légitimité pour le chercheur
  • la plateforme met en visibilité les carnets de recherche et évite "leur dispersion sur des plateformes généralistes"
  • la plateforme est une source documentaire légitime et citable, "proposant des outils de citation et des règles d'écriture ou du moins des conseils".

Les usages du carnet de recherche sont nombreux, avant, pendant ou après la publication dans des revues à comité de lecture[5]. Ils contribuent de ce fait à déplacer les discussions scientifiques[4] et Hypothèses "a réussi à devenir un espace incontournable de sociabilité académique dans les sciences humaines et sociales, et un environnement de publication (certes non évalué par les pairs, mais barré à l’entrée par un conseil scientifique) connu et reconnu"[3].

Sur Hypothèses.org, le Cléo s’est affranchi du terme de blog "auquel il a préféré le concept sans doute plus respectable de carnet de recherche"[3]. Les autres facteurs de succès de la plateforme sont la participation de quelques blogueurs réputés, le fait de consacrer du personnel et des moyens à l'accompagnement des utilisateurs et la valorisation des contenus, et le fait d'avoir "créé de la confiance en inscrivant Hypothèses.org dans un écosystème de publication académique grandissant et respecté"[3].

Toutefois, la plateforme a fermé l'ouverture de nouveaux blogs de recherche, en raison d'effectifs insuffisants[6].

Chiffres clés

Hypothèses.org compte plus de 5 129 carnets de recherche[7], après avoir compté plus de 2 000 carnets en 2017[8].

Le site cumulait 12 millions de visites en 2017, contre 3 millions de visites en 2013[9].

Plusieurs types de carnets existent : certains sont tenus par des chercheurs (610 en 2021) et de jeunes chercheurs en master (117 en 2021) ou en doctorat (249 en 2021), mais ils peuvent également être gérés par d'autres institutions comme des structures de recherche (509 en 2021), des programmes de recherche (979 en 2021), être le reflet de productions scientifiques lors de séminaire (319 en 2021) ou d'un événement en particulier (142 en 2021). Enfin, certains sont tenus par des bibliothèques universitaires, on en compte 68 au début de l'année 2021[10].

Procédure d'admission

La création de carnet de recherche est soumis à l'autorisation préalable de plusieurs conseils scientifiques qui définissent les orientations de la plateforme en collaboration avec l’équipe d’OpenEdition. Selon ses statuts, le Cléo a une responsabilité dans la sélection des contenus : « Le Cléo s’engage à sélectionner des contenus scientifiques de qualité, correspondant au périmètre des sciences humaines et sociales, entendues au sens large. Cette sélection est spécifique à chaque type de publication »[11]. Marin Dacos précise que "l'objectif est bien de laisser la plus grande liberté possible aux auteurs et qu'il ne s'agit pas (...) de mesurer l'excellence des blogs mais d'assurer la cohérence de la plateforme"[4].

Comité scientifique

Le conseil scientifique et l'équipe d'OpenEdition travaillent ensemble pour définir l'orientation de la plateforme.

Composition du comité scientifique français en 2018-2020

Liste de la composition du comité scientifique[12] :

  • Elena Azofra, maître de conférences en linguistique espagnole, UNED, Madrid.
  • Anne Baillot, professeur en études germaniques à l’université du Mans.
  • Aurélien Berra, maître de conférences en littérature grecque, rhétorique et humanités numériques, université Paris-Nanterre.
  • François Briatte, maître-assistant, université Catholique de Lille/ESPOL.
  • Marin Dacos, directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte, Marseille.
  • Mélodie Faury, docteure en sciences de l’information et de la communication. Directrice de la Maison pour la science en Alsace, au service des professeurs, Strasbourg.
  • Karim Hammou, chargé de recherche, CNRS/CRESPPA-CSU, Paris.
  • Christian Jacob, directeur de recherche, CNRS. Directeur d’études, EHESS, Paris.
  • Benoît Kermoal, doctorant, EHESS/CESPRA. Enseignant d’histoire-géographie en lycée.
  • Mareike König, directrice adjointe de l'Institut historique allemand et du département Humanités numériques.
  • Pierre Mounier, directeur adjoint au développement international, Centre pour l’édition électronique ouverte, Paris.
  • Marie-Anne Paveau, professeure en linguistique française, université de Paris 13.
  • Claire Placial, maîtresse de conférence en littérature comparée, université de Lorraine.
  • Séverine Sofio, chargée de recherche en sociologie, CNRS.

Composition du comité scientifique français en 2020-2022

Liste de la composition du comité scientifique[13] :

  • Anne Baillot, professeur en études germaniques, Le Mans Université
  • Etienne Bourel, doctorant en anthropologie, LADEC – université Lumière Lyon 2
  • Amélie Derome, doctorante en littérature britannique, Aix-Marseille Université
  • Déborah Dubald, ATER en histoire des sciences, université de Strasbourg
  • Mathieu Jacomy, doctorant en techno-anthropologie sur l’analyse visuelle de réseaux, TANT-Lab, Copenhague.
  • François Jacquesson, linguiste, directeur de recherche UFRCNRS, Centre d'études himalayennes.
  • Olivier Jacquot, responsable de la coordination de la recherche, Bibliothèque nationale de France.
  • Mareike Koenig – invitée permanente, représentante du conseil scientifique germanophone d’Hypothèses, directrice des départements Humanités numériques et XIXe siècle, Institut historique allemand.
  • Marie-Laure Legay, professeur d’histoire moderne, UMR CNRS IRHIS – université de Lille.
  • Bertrand Mocquet, expert numérique, Agence de Mutualisation des Universités et Etablissements (AMUE), Chercheur, MICA – université Bordeaux Montaigne.
  • Caroline Muller, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, université Rennes 2.
  • Marine Parra, doctorante en lettres et littérature française, ILLE – université de Haute Alsace, ATER, TEMOS – université Bretagne Sud.
  • Marie-Anne Paveau, professeure en linguistique française, université Paris 13.
  • Patrick Peccatte, informaticien, chercheur indépendant en études visuelles.
  • Lissell Quiroz, professeure en études latino-américaines et directrice adjointe de Langues et Études internationales, CY Cergy Paris Université.
  • Olivier Ritz, maître de conférences en littérature française, université de Paris.
  • Benoît Roux, docteur en histoire moderne, Ingénieur d’études, ERIAC – université de Rouen Normandie.
  • Luis Velasco-Pufleau, chercheur associé au Walter Benjamin Kolleg, université de Berne.

Notes et références

Voir aussi

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