Marin Dacos
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Site web | |
| Blog officiel | |
| Distinctions |
Marin Dacos, né le à Carpentras[1], est un historien et informaticien franco-belge, ingénieur de recherche au CNRS[2].
Ses travaux portent sur l'histoire de la photographie, la sociologie des innovations et l’édition électronique[3]. Il est directeur du Centre pour l'édition électronique ouverte et l’un des promoteurs des humanités numériques du libre accès en France[4].
Le , il est nommé membre du comité de suivi de l'édition scientifique[5]. Quelques mois plus tard, il devient conseiller scientifique pour la science ouverte auprès d'Alain Beretz, directeur général de la recherche et de l'innovation au Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation[6],[7].
Jeunesse et formation
Son père était un graveur belge, connu sous le nom de Dacos et sa mère, professeur de mathématiques, avait créé une petite école dans un quartier pauvre de Liège avec l’association ATD-Quart monde[8].
Marin Dacos a obtenu sa maîtrise d'histoire à l'université d'Avignon. Il a ensuite préparé le CAPES et l'agrégation à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et les a obtenus respectivement en 1995 et en 1996[9]. En 1998, il a soutenu un DEA d'histoire à l’université de Lyon II[10].
Carrière
De 1999 à 2002, il a travaillé comme professeur agrégé à l'université d'Avignon, puis à l'EHESS de 2004 à 2007[11]. Il est ensuite devenu ingénieur de recherche au CNRS. Il poursuit actuellement des activités d’enseignement à l’EHESS Marseille et à l’université d’Aix-Marseille[12].
Il est le fondateur du portail Revues.org en 1999, et à ce titre « fait figure de précurseur » de l'accès libre en France[13]. Il raconte au magazine Sciences Humaines comment il a débuté ce projet : « J’ai acheté le nom de domaine Revues.org avec mes sous d’étudiant – dans mes souvenirs, c’était 700 francs par an. » Il invite d’autres revues à le rejoindre et, en 2007, le CNRS décide de le recruter et lui donne les rênes d’une structure à Marseille, le Centre pour l’édition électronique ouverte (le Cléo)[14]. En 2016, ce portail héberge plus de 400 revues en sciences humaines et sociales, a été complété par trois autres portails au sein de la plateforme OpenEdition : Calenda, Hypotheses et OpenEdition Books, et est devenu OpenEdition Journals en 2017. Marin Dacos a co-créé le logiciel libre Lodel[15] qui supporte ces quatre portails.
En tant que directeur du Cléo, Marin Dacos continue à développer le projet OpenEdition. En 2012, ce projet a obtenu le label d'équipement d'excellence qui lui a apporté un soutien financier avec un budget de 7 millions d'euros : « le label et le budget ainsi obtenus vont lui permettre de se lancer dans la construction d'une véritable bibliothèque électronique internationale en libre accès, consacrée aux sciences humaines et sociales. »[16] En 2016, OpenEdition est devenu une infrastructure nationale de recherche[17].
Marin Dacos s'est aussi impliqué dans les projets Bibliothèque scientifique numérique[18] et Dariah[19]. En 2010, il a fait partie des initiateurs du « Manifeste des digital humanities »[20] et est considéré comme « l'un des hérauts des humanités numériques »[2]. Il a remis un rapport sur la question en , à Beyrouth[21]. Dans le cadre de la valorisation des nouvelles modalités d'accès aux ressources et aux connaissances, il milite aussi pour le mode ouvert et la diversité des acteurs du web face au « modèle fermé » que souhaitent imposer certaines entreprises comme Apple[22].
Prix et distinctions
Pour son activité dans le champ des humanités numériques et son travail en faveur de l'accès ouvert, Marin Dacos a reçu le Cristal du CNRS en 2010[23], et la Médaille de l'innovation du CNRS en 2016[24].