Hélisachar

clerc, chancelier de Louis le Pieux de 808 à 817 From Wikipedia, the free encyclopedia

Hélisachar (Elisagarus, VIIIe siècle-après 837) est un clerc, chancelier dans le duché d'Aquitaine de 808 à 814, puis chancelier de l'empire sous Louis le Pieux de 814 à 819. Il demeure ensuite proche de la cour (sauf une brève période de 830 à 833). Chanoine, il est cependant nommé abbé de Saint-Aubin d'Angers et de Saint-Riquier.

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Faits en bref Chancelier Royaume des Francs, 808-819 ...
Hélisachar
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Biographie

Hélisachar est un Goth originaire de Septimanie[1],[2]. Il est d'abord mentionné comme chancelier de Louis le Pieux en Aquitaine en [3]. Quand Louis le Pieux succède à son père, Charlemagne, à la tête de l'Empire en 814, Hélisachar l'accompagne à Aix-la-Chapelle et devient chancelier de l'Empire, poste qu'il occupe jusqu'en [3],[4]. Selon Ermold le Noir, Louis le Pieux a accordé à Hélisachar l'abbaye de Saint-Aubin au cours de l'été 818[5].

Musicien, il conseille Louis sur ce point en compagnie de Benoît d'Aniane, et perfectionne l'antiphonaire dit grégorien à la même époque qu'Agobard et Nimfridius.

Il est aussi nommé abbé de Saint-Riquier, peut-être en 822[5]. Il est également possible qu'Hélisachar soit devenu abbé de Jumièges, selon une tradition relatée par Hariulf d'Oudenburg dans son Chronicon Centulense[5].

Hélisachar a participé à une campagne militaire en Bretagne à l'automne 824 avec le contingent du roi Pépin Ier d'Aquitaine[5]. En 827, selon l'Astronome, il était l'un des chefs de la campagne préliminaire contre le rebelle Aizo dans la Marche d'Espagne[6].

En 830, Hélisachar fait partie des meneurs d'une révolte contre Louis le Pieux. Le roi le maintient cependant dans son entourage[7]. Selon Thegan de Trèves, il est l'un de ceux qui ont tenté de persuader Louis le Pieux d'abdiquer[7],[8].

Hélisachar intervient à plusieurs reprises comme missus dominicus. En 830, il rend la justice en Bretagne avec le comte Lambert. En 835, il est envoyé au Mans par Louis le Pieux, à la demande de l'évêque Aldric du Mans, pour enquêter sur les biens de la Cathédrale Saint-Julien[9].

La date de sa mort est inconnue, mais il est certain qu'il meurt avant Louis le Pieux, mort le [3].

Travaux

Fréculf de Lisieux a dédié le premier volume de sa chronique à Hélisachar, qu'il loue dans une lettre pour son « amour insatiable de la sagesse »[2]. Les écrits survivants d'Hélisachar sont une préface à l'épistolaire d'Alcuin et une lettre à Nimfridius, probablement écrite à Angers entre 819 et 822[1].

Dans sa lettre à Nimfridius, Hélisachar fait référence à son travail sur un antiphonaire pour l'office destiné à concilier les usages romains et francs[1],[7]. Cet ouvrage est également mentionné par Amalaire[7]. L'antiphonaire d'Hélisachar est une œuvre perdue[1].

Hélisachar aurait pu écrire le sermon en latin Legitimus in ecclesiasticis historiis pour la fête de la Toussaint. Il existe des attributions concurrentes. Dans la Bible géante d'Echternach, désormais manuscrit 264 de la Bibliothèque nationale du Luxembourg, il est attribué à Hélisachar[10].

Il a été avancé que les entrées pour les années 820-829 dans les Annales regni Francorum ont été composées par Hélisachar et Hilduin de Saint-Denis[11].

Bibliographie

  • E. Bishop: « Ein Schreiben des Abts Helisachar », Neues Archiv der Gesellschaft für ältere deutsche Geschichtskunde, xi (1911).
  • D.G. Morin: « Une rédaction inédite de la préface au supplément du Comes d’Alcuin », Revue bénédictine, xxix (1912), 341–8.
  • E. Bishop: « A Letter of Abbot Helisachar », Liturgica historica (Oxford,1918), 333–48.
  • M. Huglo: « Les remaniements de l’antiphonaire grégorien au IXe siècle: Hélisachar, Agobard, Amalaire », Culto cristiano, politica imperiale carolingia, Todi 1977, 87–120.
  • M. Huglo: « Trois livres manuscrits présentés par Helisachar », Revue bénédictine, xcix (1989), 272–85.
  • M. Huglo: « D'Helisachar à abbon de Fleury », Revue bénédictine, civ (1994), 204–30.
  • K. Levy: « Abbot Helisachar’s Antiphoner », JAMS, xlviii (1995), 171–86.

Notes et références

Liens externes

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