Hélène Devynck
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| Conjoint |
Emmanuel Carrère (de à ) |
| A travaillé pour |
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Impunité |
Hélène Devynck, née le à Paris, est une journaliste française de télévision.
Formation et carrière
Hélène Devynck naît le [1] dans une famille bourgeoise[2] à Paris[3]. Ses parents sont des scientifiques[4].
Elle entre à TF1 à la fin des années 1980[5]. Alors qu'elle suit un master de sciences politiques, elle est assistante de Patrick Poivre d’Arvor de 1991 à 1993[5].
En 1994, elle participe à la création de la chaîne d'information continue LCI, sur laquelle elle présente les journaux dans la tranche 18 h - 20 h de Michel Field et les journaux du soir.
Pendant la saison 2008-2009, elle présente les éditions de l'après-midi de 14 h à 18 h : elle est remplacée aux journaux du soir par Bénédicte Le Chatelier[6].
En , elle rejoint i>Télé, autre chaîne d'information en continu, filiale du groupe Canal +.
En 2010, elle co-fonde avec Jérôme Bertin, ex-présentateur sur LCI, une agence de communication baptisée In&Off[1].
Mariage et collaboration avec Emmanuel Carrère
En 2011, elle épouse l'écrivain Emmanuel Carrère, avec qui elle a une fille[1]. Elle devient alors la première lectrice de ses livres[7], qui mettent souvent en scène sa propre intimité[8],[9], comme la mort de sa sœur d'un cancer[7]. Elle apparaît sous son nom dans quatre livres de l'auteur : Un roman russe, Limonov, Le Royaume et D'autres vies que la mienne, dont elle est une « figure pivot »[10].
En 2019, elle adapte, avec Emmanuel Carrère, le livre de Florence Aubenas Le Quai de Ouistreham pour le film Ouistreham[11].
Le couple divorce en . Dans un entretien au Monde, elle indique que pendant ses quinze ans de vie de couple avec Emmanuel Carrère, elle a travaillé « sur tous ses livres, ses scénarios, ses articles »[12].
Controverse autour du roman Yoga
Lors de son divorce d'avec Emmanuel Carrère, elle demande à l'écrivain de s'engager par contrat à obtenir son consentement pour la faire figurer dans son œuvre[13].
Fin , Emmanuel Carrère sort un roman intitulé Yoga, succès de librairie de la rentrée littéraire 2020 et sélectionné dans la liste pour le prix Goncourt[1]. En septembre, la presse débat de l'« ellipse narrative » du roman concernant la séparation de l'auteur et de possibles interventions d'avocats ayant modifié le manuscrit. Cette controverse, susceptible de nuire aux chances du livre auprès du Goncourt, amène Hélène Devynck à publier un droit de réponse dans Vanity Fair début [14],[15],[13]. Par la suite, le livre n'est pas retenu dans la seconde liste du prix Goncourt[16],[17].
Enquête visant Patrick Poivre d'Arvor
Le , elle est auditionnée par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) dans le cadre des investigations menées à la demande du parquet de Nanterre, saisi à la suite de la plainte pour viols déposée par Florence Porcel contre Patrick Poivre d’Arvor[5].
Elle raconte ensuite au journal Le Monde le « système industrialisé »[5],[18] de harcèlement sexuel mis en place par Patrick Poivre d'Arvor lorsqu'elle est assistante. Son témoignage, l'un des rares émis par une personne à visage découvert sur les comportements du journaliste, est publié par le quotidien le [19],[20]. Après le classement sans suite, en , de la plainte visant Patrick Poivre d’Arvor[21], elle cosigne une tribune collective dans Le Monde « Nous sommes les prescrites, les classées, les sans-suite »[22].
Le , elle fait partie des sept femmes témoignant à visage découvert dans les colonnes de Libération, sur des faits de viol, d’agression sexuelle ou de harcèlement sexuel qu’elles disent avoir subis de la part de Patrick Poivre d’Arvor[23],[24],[25].
Elle écrit un livre sur les événements de l'année 2021, Impunité, publié le [26]. Pour François Rousseaux de Télérama, le livre est un « réquisitoire puissant [...] où transpirent la soif de justice et le besoin de réparation, les récits de victimes se superposent à des réflexions sur la définition du viol, l’emprise, notre système judiciaire, l’abus de pouvoir, le patriarcat. C’est clinique, ciselé, avec, en toile de fond, une introspection sur les ressorts du silence trop longtemps gardé ».