Hélène Langevin-Joliot

physicienne française From Wikipedia, the free encyclopedia

Hélène Langevin-Joliot, à l'origine Gabrielle Hélène Joliot-Curie, née le à Paris[1], est une physicienne française, petite-fille de Pierre et de Marie Curie.

Nom de naissance
Hélène Gabrielle JoliotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Faits en bref Présidente Union rationaliste, 2004-2012 ...
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Biographie

Origines familiales

Hélène Langevin-Joliot et son père Frédéric Joliot-Curie à la une de Femmes françaises, 8 juillet 1950.

Hélène Joliot-Curie est la fille de Irène Joliot-Curie et son époux Frédéric, tous deux prix Nobel de chimie en 1935, Irène étant la fille de Pierre Curie (prix Nobel de physique en 1903) et de Marie Curie (prix Nobel de physique en 1903 et de chimie en 1911).

Elle est la sœur de Pierre Joliot, biologiste, membre de l'Académie des sciences.

Formation

Hélène entre en sixième en au lycée de jeunes filles de Sceaux, ouvert en 1936, baptisé lycée Marie-Curie en et inauguré en en présence de ses parents et du ministre de l'Éducation nationale du Front populaire Jean Zay. Elle est reçue au baccalauréat en série Mathématiques Élémentaires en 1944[réf. nécessaire].

Hélène poursuit ses études à l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech), où Pierre et Marie Curie ont découvert le radium et le polonium au début du siècle. Elle fait partie, comme son époux Michel Langevin, de la 64e promotion de l'ESPCI, diplômée en 1949[2].

Elle soutient une thèse de doctorat d'État en 1956.

Mariage (1948) et descendance

En 1948, elle épouse Michel Langevin, physicien nucléaire, membre du Parti communiste français et syndicaliste actif, petit-fils du physicien Paul Langevin, intime de Pierre et Marie Curie.

Ils ont deux enfants :

Carrière

Entrée comme chercheuse en physique nucléaire fondamentale au CNRS à Orsay, elle est chargée de recherche en 1956, puis maître de recherche en 1959 et directrice de recherche en 1969.

Elle dirige la division de physique nucléaire de l'Institut de physique nucléaire d'Orsay – actuel laboratoire Irène Joliot-Curie de l'université Paris-Saclay – de 1979 à 1983 et préside la commission de physique nucléaire de 1981 à 1985[4].

Elle est réputée pour ses travaux sur les réactions nucléaires à moyenne énergie et les états des noyaux révélant les mouvements individuels de nucléons à haute énergie d’excitation[5].

Membre du conseil scientifique de l'office parlementaire pour les choix scientifiques et techniques de 1985 à 1992, elle est aujourd'hui directrice de recherche émérite au CNRS[6].

Engagements

Suivant l'exemple de ses parents, elle fait preuve d'un engagement militant, notamment en ce qui concerne l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

En 1969, elle est l'une des personnalités membres du Comité national de soutien à la candidature de Jacques Duclos à l'élection présidentielle française[7].

De 2004 à 2012, elle est présidente de l'Union rationaliste[8], créée par Paul Langevin et présidée par son père Frédéric Joliot de 1946 à 1955.

Soucieuse de la diffusion de la culture scientifique, elle coordonne en 2015 avec Jacques Haissinsky un ouvrage intitulé Science et culture : repères pour une culture scientifique commune[9], auquel contribuent des scientifiques et des philosophes des sciences, comme Jean-Pierre Kahane, Michel Morange, Évariste Sanchez-Palencia.

Elle apporte publiquement son soutien au Parti communiste français à l'occasion des élections européennes de 2019[10].

Elle a été conseillère municipale de la ville d'Antony[11].

Distinctions

Publications

Notes et références

Voir aussi

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