Hélène Sée

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Naissance
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Rue des Trois-Rois (d) (Mulhouse)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hélène Barbe WolfVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Hélène SéeVoir et modifier les données sur Wikidata
Hélène Sée
Fonction
Directrice de publication
La Tribune parlementaire (d)
-
Lucien Wolf (d)
Biographie
Naissance
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Rue des Trois-Rois (d) (Mulhouse)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nom de naissance
Hélène Barbe WolfVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Hélène SéeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activité
Rédactrice à
Fratrie
Lucien Wolf (d) (frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Paul Caboche (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions

Hélène Caboche, dite Sée, née Wolf le à Mulhouse[1] et morte le à Paris 1er[2], est une journaliste française.

Elle est considérée comme la première femme journaliste politique française[3],[a].

Fille d’un marchand de vin mulhousien, elle est, sous le nom de jeune fille de sa mère, Henriette Sée, rédactrice parlementaire pour le quotidien entièrement conçu et dirigé par des femmes[4], la Fronde[5], sous la direction de Marguerite Durand et Séverine[6]. Soucieuse s’assurer à son quotidien la parité avec ses homologues dans l’accès aux sources d’information, Durand, pour qui la politique est aussi l’affaire des femmes, a fait cesser l’usage interdisant aux femmes de pénétrer dans l’enceinte du palais Bourbon. Cette avancée lui a permis de rencontrer les députés dans le « salon de la Paix » de la Chambre et d’être la première femme à intégrer les rangs de la presse parlementaire[7].

Première femme à pouvoir assister aux débats parlementaires[8], elle rend compte régulièrement des travaux des députés, pour la Fronde[7], ce qui lui a parfois valu d’être dénigrée par ses confrères[b]. Elle recevra néanmoins les palmes académiques en 1899[10], puis la rosette d’officier de l’Instruction publique, par approbation unanime, en 1904[11]. Pendant l’affaire Dreyfus, elle est, comme sa rédaction, dreyfusarde[12], et lutte en faveur la révision du procès[13]. Elle sera également du « banquet de la liberté de la presse », donné à l’hôtel Continental pour fêter l’acquittement d’Urbain Gohier, poursuivi pour son pamphlet antimilitariste l’Armée contre la Nation[14].

La Fonde disparue, en 1905, elle continue ses activités au quotidien de gauche anticlérical l’Action[15] et au Rappel, média radical-républicain d’Henry Bérenger et Victor Charbonnel, où officie son frère Lucien Wolf[16]. À ce titre, elle fait partie de la délégation des journalistes français accompagnant le président Loubet en visite d’État à Rome en 1904[17].

À la mort, en , de son frère, directeur de la Tribune parlementaire[18], à laquelle collaboraient, entre autres, Lazare Weiller, Henri Michel, Gustave Rouanet, Georges Reynald, Lucien Cornet, Paul Degouy, Charles Bomard[19], elle en reprend la direction[20].

Ayant épousé le Dr Paul Caboche, le à Paris 8e, elle s’est éteinte au domicile conjugal. Elle avait été, avec Marguerite Durand, au nombre des deux premières femmes à être admises, le , dans l’Association des journalistes républicains[21].

Publications partielles

Distinctions

Notes et références

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