Hôpital des Incurables (Naples)

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PaysDrapeau de l'Italie Italie
VilleNaples
Adresse50 Via Maria Longo
Hôpital des Incurables
Image illustrative de l’article Hôpital des Incurables (Naples)
Façade de la cour intérieure
Présentation
Coordonnées 40° 51′ 14″ nord, 14° 15′ 17″ est
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Ville Naples
Adresse 50 Via Maria Longo
Fondation 1521
Site web http://www.museoartisanitarie.it/

L’hôpital des Incurables (en italien Ospedale degli Incurabili ou Complesso degli Incurabili) est un complexe hospitalier qui se trouve dans le centre historique de Naples.

Il a été fondé en 1521 par Maria Lorenza Longo. Depuis 2010, une partie de l'établissement (la pharmacie historique, ainsi que l'église Sainte-Marie-du-Peuple) fait partie du musée des Arts sanitaires de Naples.

L'hôpital historique des Incurables est fondé en 1521 par la religieuse espagnole Maria Lorenza Longo qui voulait par cette action honorer une promesse qu'elle s'était faite du temps où elle était victime d'une maladie l'ayant paralysée[1]. Les premiers patients proviennent de l'hôpital voisin de San Nicola, mais peu à peu le centre hospitalier (anciennement nommé Hôpital Sainte-Marie-du-Peuple) se spécialise dans les malades incurables[2].

L'hôpital est également surnommé l'hôpital des Saints en raison des nombreuses personnalités béatifiées ou canonisées qui y ont travaillé comme médecin, infirmier ou infirmière : Louis de Gonzague, Gaétan de Thiene, Alphonse de Liguori, André Avellin, Jeanne-Antide Thouret, Camille de Lellis, François Caracciolo et bien plus récemment Saint Joseph Moscati (qui y exerça la profession de médecin au début des années 1920)[2].

Pendant de nombreux siècles, l'hôpital reste lié à la faculté de médecine et surtout d'anatomie de l'Université de Naples - Frédéric-II, où plusieurs futurs médecins italiens fameux ont étudié, tel le gynécologue Domenico Tarsitani[3].

Depuis le XVIIIe siècle, il accueille la Pharmacie des Incurables réalisée par l'architecte napolitain Bartolomeo Vecchione, auteur de nombreuses églises situées en Campanie)[4].

Le complexe hospitalier est destiné à l'activité humanitaire et sanitaire d'accueil et d'assistance aux malades considérés comme « incurables ». Depuis la période napoléonienne du royaume de Naples jusqu'à sa mort en , Jeanne-Antide Thouret, fondatrice de la congrégation des sœurs de la charité de sainte Jeanne-Antide Thouret et canonisée en 1934 par Pie XI, y a opéré en tant qu'infirmière[5].

Depuis le , une partie de l'hôpital a été transformé en Musée des Arts Sanitaires de Naples. Il présente plusieurs objets (des documents d'archives, du mobilier, de l'argenterie, des livres, des estampes, des sculptures et des instruments médicaux dont certains datant de la création de l'hôpital) sur le thème de l'histoire de la médecine dans le Mezzogiorno et plus précisément de l’École de médecine napolitaine[6].

Pharmacie des Incurables

En 1729, Domenico Antonio Vaccaro réalise les plans d'une fabrique pour l'hôpital des Incurables. Quelques décennies plus tard, entre 1747 et 1751, l'architecte napolitain Bartolomeo Vecchione dirige la restructuration de la future Pharmacie historique des Incurables à l'emplacement d'une ancienne épicerie dans des années 1500. Les décorations et les marbres sont en grande partie dû à Crescenzio Trinchese et à Lorenzo Salandra[7].

La pharmacie, à laquelle on accède par une cour, se compose de deux salles : un grand salon et une antichambre. Sur les étagères en bois précieux d'origine du grand salon sont exposés près de quatre cents vases en majolique italienne (des albarelli) des XVIIe et XVIIIe siècles, réalisés par Donato Massa et Lorenzo Salandra, qui représentent des scènes bibliques et des allégories. Parmi ses collections, on trouve un buste d'Antonio Maggiocca, responsable du financement de la construction de la pharmacie, fait par le sculpteur Matteo Bottiglieri en 1750. Les murs de l'espace restreint qui servait de laboratoire pharmaceutique est revêtu de bois de noisetier décoré par l'ébéniste Agostino Fucito. Le carrelage de toute la pharmacie, attribué à Giuseppe Massa, est fait en porcelaine. Le plafond du grand salon est entièrement occupé par une fresque du peintre Pietro Bardellino (1732-1806), élève de l'artiste rococo Francesco de Mura[7].

Églises de l'hôpital

Références

Voir aussi

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