Hôtel Lefebvre de La Barre
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L'hôtel Lefebvre de La Barre est un hôtel particulier situé dans l'île Saint-Louis, à Paris, en France.
L'hôtel est situé dans le 4e arrondissement de Paris, sur la rive sud de l'île Saint-Louis, au 20 quai de Béthune. il se trouve entre l'hôtel de Comans d'Astry (n° 18) et l'hôtel Lefébure de La Malmaison (n° 22).
Histoire
En 1643 et 1644, les deux frères Antoine II Le Febvre de La Barre, conseiller au Parlement de Paris, et François Le Febvre de la Malmaison, maître des comptes, achètent sur l'actuel quai de Béthune un terrain, puis le séparent entre eux pour s'y construire chacun un hôtel. Antoine II Le Febvre de la Barre fait construire vers 1659 l'hôtel Lefebvre de La Barre, qui porte aujourd'hui le n° 20 quai de Béthune, et son frère, François Le Febvre de la Malmaison, vers 1656, l'hôtel Lefebure de La Malmaison, qui porte aujourd'hui le n° 22. Les deux hôtels voisins présentent un modèle similaire, ce qui est rare pour des hôtels particuliers, tout en différant dans les détails, tels que les motifs du garde-corps en fer forgé qui surmonte chacune des deux portes cochères.
Antoine II Lefebvre de La Barre était le père de Joseph Antoine Lefebvre de La Barre, qui fut sous Louis XIV, successivement intendant de plusieurs généralités, puis gouverneur des Antilles françaises et de la Nouvelle France. Après Antoine II Lefebvre de La Barre, l'hôtel passa à son autre fils, Jean-Baptiste Lefebvre de La Barre, qui le vend en 1680 à Antoine Hardy, conseiller au Parlement. Antoine Hardy le lègue vers 1715 à son parent, Antoine Pinon de Quincy, maître des requêtes. À la mort de ce dernier, en 1722, l'hôtel passe à son fils, Louis-Paul Pinon, qui le loue. En 1750, les créanciers de Louis-Paul Pinon font saisir l'hôtel, qui est adjugé à Jérôme Le Marié d'Aubigny, maître des Comptes[1].
En 1770, l'hôtel était loué à M. de Heman, maître des Comptes[2].
L'hôtel du n° 20 a été surélevé d'un étage par rapport à l'hôtel du n° 22.
Le premier étage a gardé ses volumes et une partie de son décor d'origine : à l'étage noble, les portes de l'appartement sont encadrées d'un épais chambranle en stuc et surmontées chacune d'un bas-relief, également en stuc, encadré par deux volutes. D'après Jacques Hillairet, ces bas-reliefs représentent les travaux d'Hercule. Le vestibule présente, dans le même style, un décor sculpté d'enfants, accompagnant un plafond ovale peint d'une figure d'Apollon, peint suivant Jacques Hillairet, par Mignard[3]. La salle ouvrant sur le quai par deux fenêtres offre deux compositions mêlant des figures mythologiques dans un cadre ovale, entouré d'ornements. L'autre pièce donnant sur le quai présente un plafond peint paraissant figurer une aurore [4].

La porte d'entrée du n° 20, dénommé à tort "hôtel Lefebure de La Malmaison" par la Base Mérimée, est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1926. La cage d'escalier et l'antichambre le sont en 1949. Les décorations intérieures de certaines chambres sont classées en 1959[5].
Il est aujourd'hui une copropriété.
Références
- ↑ Hélène Meillard (dir. Béatrice de Andia), L'hôtel Lefebvre de La Barre, in L'île Saint-Louis, Paris, Action artistique de la ville de Paris, , 254 p., p. 183-186
- ↑ Jacques Silvestre de Sacy, L'île Saint-Louis - L'île de la Cité - Le quartier de l'ancienne université, Paris, Editions Henri Veyrier, , 395 p., p. 60
- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, tome 1, Paris, Editions de Minuit, , p. 193
- ↑ Hélène Meillard (dir. Béatrice de Andia), L'hôtel Lefebvre de La Barre, in L'île Saint-Louis, Paris, Action artistique de la ville de Paris, , 254 p., p. 184
- ↑ « Hôtel Lefébure de La Malmaison (sic - titre erroné : il faudrait lire Lefebvre de La Barre) », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )