Hôtel Lespinay-de-Beaumont
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Fontenay-le-Comte
VendéePays de la Loire
| Lespinay-de-Beaumont | |
| Localisation | |
|---|---|
| Situation | 1, impasse de Mouillebert Fontenay-le-Comte VendéePays de la Loire |
| Coordonnées | 46° 28′ 06″ nord, 0° 48′ 23″ ouest |
| Architecture | |
| Type | Hôtel particulier |
| Style | Néo-classique |
| Niveaux | 4 |
| Histoire | |
| Architecte | Inconnu (Ablein gravé sur le mur d'acrotère arrière sous la date) |
| Commanditaire | Louis-Gabriel de Lespinay de Beaumont et Louise Suzanne d’Appelvoisin |
| Date d'érection | XVIe siècle et principalement 1784 |
| Propriétaire | Propriété privée |
| Protection | |
| modifier |
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L'hôtel de Lespinay-de-Beaumont est un ancien hôtel particulier aristocratique, transformé en usine puis réhabilité en immeuble d'habitation, situé à Fontenay-le-Comte, en France[1].
L'immeuble est situé à Fontenay-le-Comte, en Vendée.
Son emplacement est au 1, impasse Eugène-de-Mouillebert[2]. Son adresse « commerciale » au temps de l'usage industriel était le 1, place du Puits-de-La-Vau.
L’immeuble est au pied d'une motte féodale, siège de nombreux fiefs, au cœur du quartier des Illustres de la Renaissance, adossé aux fortifications (une tour de l'enceinte de la ville du XIIIe siècle, dite « tour de Mme Parmier », est incluse dans la propriété). Il se situe à la convergence des rues historiques (Pierre-Brissot, du Puits-de-la-Vau, du Temple, [du jeu] de la Paume devenue impasse Eugène-de-Mouillebert), et à côté du puits de la « vallée » (vau en ancien français) que forme le lit du ruisseau du Bédouard, se déversant en direction de la grande fontaine des Quatre-Tias et de la Vendée par les rues Goupilleau et de la Harpe. Le sillon du Bédouard est le marqueur géologique la ville de Fontenay-le-Comte.
Description
Le gros-œuvre de cet hôtel particulier a été achevé en 1784 (cartouche sur le mur d'acrotère arrière), à l'emplacement de l'ancien hôtel de La Vau, dont subsistent peut-être des éléments d'un escalier en vis du XVIe siècle, siège d'une importante seigneurie intra-muros[3].
Cet immeuble marque une rupture avec son quartier. À un parcellaire laniéré de petites maisons de moellons, aux toits de tuiles, le commanditaire a entendu opposer un nouvel ordre : l’ordre colossal.
L’architecte va se jouer des contraintes et perspectives pour mettre en valeur une façade puissante et masculine, dans un quartier exigu, tout en masquant l'imposante toiture en pavillon recouverte d'ardoises.
Composé d'un corps de bâtiment principal cubique et, à l'arrière, de deux ailes de commun de part et d'autre d'une cour, couvert d'un toit en ardoise et bâti en blocs de calcaire et de pierres de taille, cette construction impressionne et affiche un goût versaillais.
La façade traduit l’ordonnancement originel de l’immeuble : un rez-de-chaussée technique (circulations, cuisine, loges), des étages nobles de réception au 1er et privé au 2e encadrés par les pilastres corniers, des loges de domestiques en attique. Probablement en raison de la Révolution, le motif à la base du toit (support des armoiries des commanditaires) n'a pas été sculpté par souci de ne pas montrer ostensiblement sa noblesse.
À l’origine, au rez-de-chaussée, une seule porte cochère permet de pénétrer à l’intérieur, à cheval sans descendre de sa monture ou en carrosse. Les deux portes latérales seront percées progressivement au cours du XXe siècle en remplacement de fenêtres à barreaux.
