Cet hôtel, édifié sur l'ancien hôtel Léotard vers 1859 par la famille Pauilhac, associée à la famille Bardou dans la société JOB, fut divisé en trois parcelles entre les héritiers de Léon Pauilhac à sa mort en 1890. À leur tour, les héritiers apportèrent jusque dans les premières années du XXe siècle des modifications substantielles aux bâtiments de ces parcelles, organisés autour de deux cours[2].
La parcelle du 76 boulevard de Strasbourg accueille un hôtel de style Louis XVI appelé hôtel Calvet, édifié par l'architecte Barthélemy Guitard en 1910[2].
La parcelle du 72 boulevard de Strasbourg, appelée hôtel Marsan, abrite notamment en fond de cour un bâtiment néogothique décoré de sculptures représentant par exemple un arbalétrier ou un chevalier[2].
La parcelle du 68 boulevard de Strasbourg / 3 rue Roquelaine est modifiée en 1898 pour Georges Pauilhac par l'architecte Barthélemy Guitard qui prolonge l'élévation du boulevard, ajoute un corps perpendiculaire scindant l'ancienne cour en deux, et élève un grand bâtiment en fond de cour servant d'écuries. Cet hôtel a abrité la très réputée collection d'armes de Georges Pauilhac, qualifiée de « dernière grande armeria d'Europe », dont le musée des Invalides racheta l'essentiel à sa mort. L'hôtel a ensuite été profondément remanié lors de l'ajout de bâtiments contemporains en 1962, mais a conservé des façades anciennes sur la cour et quelques vestiges d'intérieurs art nouveau[2].
Hôtel Pauilhac, façade sur le boulevard de Strasbourg.
Hôtel Pauilhac : initiales de Georges Pauilhac sur la clé d'arc.
Hôtel Pauilhac : élévations sur cour côté rue Roquelaine.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac : élévations sur cour côté boulevard de Strasbourg.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.
Hôtel Pauilhac.