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L'hôtel est construit au milieu du XVIIIesiècle par Jean-Charles Viot (1689-1766), négociant en soieries et juge-consul, sur des terrains qu'il achète en 1742 aux époux Roujou-Chavane. Il acquiert également la maison de Tristan l'Hermite voisine, qu'il incorpore dans son nouvel hôtel particulier. À sa mort, l'ensemble passe à sa fille, Marie-Louise Viot, épouse du négociant soyeux Jacques-Charles Simon. Leur fils, le futur abbé Nicolas Simon y voit le jour le . Son père lui en fait donation, par un acte passé devant le notaire Petit, le .
Il s'agit peut-être de l'hôtel qui, alors habité par l'échevin André Jérôme Simon-Roze, loge les ambassadeurs indiens (Muhammad Dervish Khan(en), Akbar Aby-Khan et Mouhammed-Osmard-Khan, accompagnés d'Aga Saïb, de Goulami Saïd et de vingt-sept esclaves et personnes de suites) séjournant à Tours lors de leur venue à Paris pour une visite diplomatique en 1788[1].
↑ Béatrice Baumier, Tours entre Lumières et Révolution: Pouvoir municipal et métamorphoses d'une ville (1764-1792), Presses universitaires de Rennes, 2007