Hôtel de Grimoüard
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| Destination initiale |
Hôtel particulier |
|---|---|
| Destination actuelle |
En vente |
| Architecte |
Iconnu |
| Matériau | |
| Construction | |
| Commanditaire |
Pierre-Marthe Grimoüard |
| Propriétaire |
En vente |
| Patrimonialité |
Recensé dans l'inventaire général |
| Pays | |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
7, 11 rue Pierre-Brissot |
| Région historique |
| Coordonnées |
|---|
L'hôtel de Grimoüard est un ancien hôtel particulier, puis transformée en hôtel de ville de 1824 à 1895, situé à Fontenay-le-Comte, en France.
L'immeuble est situé aux 7, 11 rue Pierre-Brissot à Fontenay-le-Comte, dans le département de la Vendée.
Description
Chaque étage de soubassement, couvert d’une voûte en berceau, est desservi par une vis droite également voûtée[1]. Les niveaux supérieurs sont accessibles par un escalier tournant à volées ramenées sur jour, initialement construit en maçonnerie, puis remanié en bois au cours du XIXe siècle[1]. En raison de la déclivité prononcée de la rue Pierre-Brissot, la partie orientale de l’édifice comporte, de fait, un étage supplémentaire[1].
Histoire
Édifié en 1741 pour le chevalier Pierre-Marthe de Grimoüard[2], seigneur de Guinefolle, l’hôtel particulier fut bâti sur les substructures d’une demeure antérieure, connue sous les noms de « la Tête noire » ou « l’Écu de France ». L’inscription latine « Basilicam suam refecit P. Mte Grimoüard 1741 », gravée au-dessus du portail d’entrée, atteste de ces travaux. Dans l’aveu du Petit-Puissec de 1746, dont dépendait la propriété, l’hôtel est qualifié de « nouvellement rebâti » ; de nombreux actes notariés corroborent cette reconstruction[1].
Acquis en 1739 par P.-M. de Grimoüard auprès de la famille Barraud de Torigny, le terrain fit l’objet de règlements de mitoyenneté en 1740 et 1741 avec les propriétaires voisins[1]. L’inventaire réalisé après le décès du commanditaire en 1742 révèle un édifice à peine terminé : selon les dires de son épouse, Marie-Marguerite de Villedon, des lambris demeuraient à poser et plusieurs artisans n’avaient été acquittés ni de leur main-d’œuvre, ni des matériaux[1].
Par convention en 1804, puis acquisition en 1807, la Ville se porta propriétaire des lieux. L’hôtel fut alors affecté au logement du clergé de Notre-Dame, puis servit d’hôtel de ville entre 1824 et 1895. En 1853, l’escalier en pierre, menaçant ruine, fut remplacé par une structure en bois[1],[2].
Le bâtiment bas situé au nord-est, actuelle annexe, ne faisait pas partie de la construction originelle[1]. Il s’agissait initialement de la remise du 16, rue Pierre-Brissot, acquise par la municipalité à la fin du XIXᵉ siècle et aménagée concomitamment aux deux dernières travées de l’hôtel, lesquelles abritaient primitivement écurie, bûcher et fenil[1].
L’hôtel fit l’objet d’une transaction par la municipalité au profit d’une société privée[3]. Celle-ci projetait sa réhabilitation en quatorze habitations, assurant par là même la conservation de cet édifice patrimonial[3]. Un avant-contrat avait été paraphé, actant la cession de cet ancien hôtel de ville et les intentions de transformation[4]. Toutefois, l’acquéreur se rétracta ultérieurement[4]. Cette défection priva la collectivité de recettes escomptées s’élevant à 300 k€, et laissa le monument, de facture vétuste, toujours en quête d’un repreneur[4]. L’immeuble héberge actuellement l’association Accueil des villes françaises, laquelle est appelée à rejoindre prochainement l’ancienne conciergerie des OPS[4].