Il fut d'abord occupé par Conrad Alexandre de Rothembourg, ancien officier au service du roi de Prusse, décédé en 1735, dont il conservera le nom. De 1736 à 1739, il est habité par Antoine Caracciolo, prince de Torella, ambassadeur extraordinaire du roi de Sicile, puis, à partir de 1739, par Jean Sébastien de Kerhoent, marquis de Coetanfao, jusqu'à sa mort en 1746.
En 1753, l'hôtel est loué au duc de Croÿ-Solre, maréchal de France en 1783, jusqu'à sa mort dans l'hôtel en 1784[2]. Le bail de l'hôtel est repris par son fils, Anne-Emmanuel de Croÿ, duc de Croÿ, prince de Solre, qui l'habite avec sa famille jusqu'à leur départ pour l'émigration.
En 1790, l'hôtel est déclaré bien national, mais n'est pas vendu. À partir de 1796, il est utilisé comme annexe au dépôt du garde-meuble national, dévolue à la conservation des tapisseries et tapis, à celle de la bibliothèque du Directoire, jusqu'en 1806.
À partir de 1806, il est confié aux Dames de Saint-Benoît, pour y installer un orphelinat.
Repris par l'État en 1828, l'hôtel est vendu en 1835[3].
Autrefois situé entre cour et jardin, il a perdu, comme son voisin, l'hôtel de Beaune, son jardin vers 1908, à la suite du percement du boulevard Raspail, désormais situé au pied de son ancienne façade sur jardin[4].
Protection
Cet édifice fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis un arrêté du [5].
Facade sur le boulevard Raspail.
Notes et références
↑ Robert Dauvergne, Les Résidences du maréchal de Croÿ (1718-1784), Paris, l'auteur, , 160p., p.55-56