En 1611, le prévôt de la ville, Jean Roisin, décide de faire reconstruire la maison échevinale. Les travaux durent trois ans et absorbent un cinquième du budget de la ville[2], remplaçant l'édifice précédent par une nouvelle bâtisse d'architecture gothique typique des Pays-Bas espagnols et du Nord de la France.
L'hôtel de ville ne subit pas de destructions notoires au cours de la période révolutionnaire. Bien que la chapelle Saint-Pierre ait été désacralisée et transformée en marché aux grains, elle fut démolie plus tardivement, en 1828[2].
Une majeure partie du centre-ville de Valenciennes est détruite par un incendie en 1940, quelques semaines avant l'arrivée des armées allemandes. L'hôtel de ville ne sera pas épargné, et seule la façade lui survit : le beffroi s'effondra dans la catastrophe, emportant l'horloge et la sculpture Valenciennes défendant ses remparts dans sa chute[2].