Hôtel des Trois Boules

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Type
Hôtel particulier
Destination initiale
Habitation
Destination actuelle
Presbytère, médiathèque
Construction
XVIIe s., XIXe s.
Hôtel des Trois Boules
Presbytère
Présentation
Type
Hôtel particulier
Destination initiale
Habitation
Destination actuelle
Presbytère, médiathèque
Construction
XVIIe s., XIXe s.
Propriétaire
Commune de Lectoure
Patrimonialité
Inscription,
Localisation
Pays
Département
Commune

L’hôtel des Trois Boules est un ancien hôtel particulier construit au XVIIe siècle et remanié au début du XIXe, de la ville de Lectoure (Gers). Il est plus connu sous l’appellation de « presbytère » correspondant à sa fonction, mais est parfois appelé hôtel Ducassé, du nom de son premier propriétaire.

L’hôtel se trouve 30, rue Nationale, en face de la place Général De Gaulle, parvis de la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais. Il tient son nom de la caractéristique de l’entablement de son portail monumental, qui porte trois grosses boules de pierre. Cet hôtel est aussi nommé dans certains documents hôtel Ducassé, du nom de son propriétaire initial, mais qui peut prêter à confusion avec un autre hôtel Ducasse, ayant appartenu au même, situé un peu plus loin dans la rue Nationale.

Histoire

Le , Pierre Ducassé, juge-mage et président à la sénéchaussée et présidial d’Armagnac, vend aux religieuses de Sainte-Marie d’Astaffort sa métairie de Sempesserre. Avec le produit de cette vente, il fait construire, face à la cathédrale, sa nouvelle demeure. À la mort de son fils, qui en avait hérité, le , l’hôtel passe aux mains de M. Devaux de Corné, puis de M. de Monbrizon.

Un maçon originaire de Saint-Mézard, nommé Dupin, s’établit à Lectoure peu avant la mort de Pierre Ducassé. Son fils Jean, cordonnier, a à son tour un fils, Raymond (1731-1806), qui devient procureur au sénéchal d’Armagnac et intendant de la maison de Monbrizon. En 1788, l’intendant rachète l’hôtel de ses anciens maîtres. Il a, avec Jeanne Coste, huit enfants. L’aîné, Joseph Dupin (1766-1849), greffier, hérite de l’hôtel. Un autre fils, Jean-Baptiste Dupin, sera général d’Empire. En 1802, Joseph Dupin épouse Barbe « Polette » Méric, divorcée du général et futur maréchal Jean Lannes. Joseph prend en charge le fils de Barbe, Jean-Claude Lannes, né pendant une trop longue absence du général, et qui ne réussira pas à faire reconnaître se filiation par les tribunaux, avant de mourir prématurément en 1817.

Ils font reconstruire le logis par le maître d’œuvre Condom. Peut-être font-ils édifier à ce moment les petites échoppes de chaque côté du portail : un chaudronnier nommé Jacques Bonhomme en loue une pour 25 francs par an.

Barbe Méric meurt dans cet hôtel le .

Joseph Dupin et Barbe Méric ont eu trois enfants, dont Adolphe Dupin qui hérite de l’hôtel. La fille d’Adolphe, Josèphe Marie Valentine Dupin, veuve sans postérité de Jean-Jacques Françès, en est ensuite propriétaire, et au début du XXe siècle elle le lègue à la paroisse Saint-Gervais pour en faire le presbytère[1].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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