IQVIA
multinationale américaine
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IQVIA, anciennement Quintiles et IMS Health, Inc, est une multinationale américaine spécialisée dans le traitement des données de santé. Elle fournit des services et des analyses associés aux données de santé, y compris les services de conseil, ainsi que des logiciels de traitement des données de santé fournis aux professionnels.
| IQVIA Inc. | |
| Création | 1982 |
|---|---|
| Fondateurs | Dennis Gillings (en) |
| Forme juridique | Société par actions |
| Action | NYSE : IQV |
| Slogan | « The Human Data Science Company » |
| Siège social | Danburry, Connecticut |
| Direction | Ari Bousbib, Président et CEO Alistair Grenfell, Président EMEA Tim Sheppard, Senior Vice President & General Manager, North Europe Frank Swaelens, Vice President & General Manager, France |
| Activité | Industrie pharmaceutique |
| Produits | Services et conseils pour les entreprises des secteurs médical, des biotechnologies et pharmaceutique |
| Filiales | QuintilesIMS (United Kingdom) (d) |
| Effectif | 88 000 (2024) |
| Site web | https://www.iqvia.com |
| Chiffre d'affaires | 33,5 milliards de USD (2024) |
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Elle emploie environ 88 000 employés dans plus de 100 pays.
Son action est sujets à controverse, y compris en France, concernant le traitement réellement anonyme et consenti des données médicales collectées[1],[2].
Histoire
En 2016, Quintiles a fusionné avec IMS Health devenant QuintilesIMS.
Avant la transaction, IMS Health était une entreprise américaine vendant des études, du conseil et du service pour les industries du médicament. Quintiles était une entreprise américaine leader sur le marché des études cliniques.
En , la société adopte le nom d'IQVIA et change son symbole boursier NYSE pour IQV.
Activités
IQVIA constitue des bases de données et utilise des outils d'analyse pour ses clients, notamment les laboratoires pharmaceutique, les agences de santé publique et les assurances complémentaires.
Elle déclare des activités de lobbying auprès de l'Union européenne à hauteur de 2,5 temps pleins[3].
L'entreprise collecte et analyse des données de santé, anonymisées, pseudonymisées ou non[1] :
- Des données du marché des médicaments, via un partenariat avec 14 000 pharmacies françaises, qui transmettent automatiquement leurs données de santé
- Des données médicalisées, via un partenariat avec des médecins et professionnels de santé
- La base OneKey, une base de données des professionnels de santé en France
- Des données publiques de l’Assurance Maladie
Du fait de son activité de collecte de données et de la sensibilité de celles-ci, l’ensemble des activités d’IQVIA doit se conformer aux règles applicables en matière de protection des données personnelles[4]: Loi Informatique et Liberté, Règlement Général sur la Protection des Données, exigences émises par la CNIL[5]. IQVIA détient deux autorisations de la CNIL pour ses activités de collectes de données auprès des pharmacies en France[6].
Présence dans le monde
Au total, IQVIA emploie plus de 88 000 employés répartis dans plus de 100 pays dans le monde. Son chiffre d'affaires mondial est de 33,5 milliards de USD en 2020[7].
En France
Présente en France depuis 1960, IQVIA France a son siège à Courbevoie (La Défense) en Île-de-France. Il s'agit d'une société par actions simplifiées qui emploie 1 500 personnes[réf. nécessaire].
Controverses
Jean-Marc Aubert et le Health Data Hub
En décembre 2019, Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees et principal architecte du projet Health Data Hub lancé le mois même, quitte le service public pour diriger la filiale française d'IQVIA. Ce départ alimente alors un soupçon de conflit d'intérêts dès fin [8],[9], puis après la diffusion d'un reportage du magazine Cash Investigation en [10]. Jean-Marc Aubert avait travaillé pour IMS Health de 2013 à 2017, avant sa nomination à la Drees[11].
Dans un communiqué, IQVIA France assure qu'il n'y a « aucun conflit d'intérêts dans le parcours » de son directeur général, Jean-Marc Aubert, que « les changements de responsabilités de Jean-Marc Aubert ont tous été déclarés conformes par la commission de déontologie et ont fait l’objet d’une déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) », et enfin que « le parcours de Jean-Marc Aubert s’est enrichi de responsabilités exercées au sein du public et du privé, sphères complémentaires pour développer une expertise fine des enjeux de santé »[12],[13].
Enquête et contrôles de la CNIL
IQVIA a noué un partenariat avec 14 000 pharmacies françaises, stocke et traite des données de santé de clients de pharmacies en France. La CNIL qui avait donné un accord, lance cependant une enquête et des contrôles après la diffusion d'un reportage du magazine Cash Investigation en [1],[14],[15]. Depuis , des pharmacies transmettent des données de santé à IQVIA sans accorder le droit d'opposition légal imposé par la loi jusqu'en , et le devoir d'information également imposé, sous la responsabilité de la pharmacie, n'est que rarement respecté[16]. À la suite de cette affaire, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a indiqué qu'IQVIA n'avait pas le droit de commercialiser les données de santé collectées à but promotionnel mais uniquement pour des « études non interventionnelles ». La CNIL lance une consultation nationale en , puis publie en un référentiel qui explique les principes du Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans le cadre de la gestion sanitaire et administrative de la patientèle, qui concerne les pharmacies et leurs sous-traitants. Il précise que les pharmacies ne doivent collecter que « les données pertinentes et nécessaires », qui sont l'identité et les coordonnées de la patientèle, l'identifiant national de santé, le numéro de sécurité sociale, les données relatives à la santé (poids, taille, antécédents médicaux…) et encore les informations liées aux habitudes de vie[17].
