IXE-13 (film)
film sorti en 1972
From Wikipedia, the free encyclopedia
IXE-13 est une comédie musicale québécoise écrite et réalisée en 1971 par Jacques Godbout, sur une musique de François Dompierre.
Louise Forestier
Serge Grenier
| Réalisation | Jacques Godbout |
|---|---|
| Scénario | Jacques Godbout |
| Musique | François Dompierre |
| Acteurs principaux |
André Dubois Louise Forestier Serge Grenier |
| Sociétés de production | Office national du film du Canada |
| Pays de production |
|
| Genre | Espionnage, comédie et film musical |
| Durée | 115 minutes |
| Sortie | 1971 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Volontairement tourné avec des décors en carton-pâte, IXE-13 est une comédie absurde qui s'inspire de la série québécoise des Aventures étranges de l'agent IXE-13, 934 romans-feuilletons hebdomadaires créés par Pierre Daignault (dont le nom de plume était Pierre Saurel) et illustrés par André L'Archevêque.
Avec Fantastica de Gilles Carle, sorti en 1980, Ixe-13 est une des rares comédies musicales tournées au Canada durant les années 1970. Elle met en vedette les quatre membres du collectif humoristique Les Cyniques, soit Marc Laurendeau, Serge Grenier, Marcel Saint-Germain et André Dubois, ce dernier dans le rôle-titre de IXE-13, « l'as des espions canadiens ». Ce film fait aussi appel d'autres comédiens, telle Louise Forestier, Carole Laure et Louisette Dussault.
Synopsis
L'agent IXE-13, de son véritable nom Jean Thibault, est « l’as des espions canadiens ». Il est chargé de déjouer un complot orchestré par un groupe d'espions communistes, sous la direction de Tayas, déterminée à l’éliminer. Toutefois, la situation se complexifie lorsqu'il apparaît que Taya nourrit en secret des sentiments amoureux à l'égard de l'agent.
Fiche technique
- Réalisation : Jacques Godbout
- Scénario : Jacques Godbout d'après la série de romans du même nom de Pierre Daignault
- Musique : François Dompierre
- Photographie : Thomas Vámos
- Montage : Werner Nold
- Directeur artistique et décors : Claude Lafortune
- Costumes : Jeannine Caron
- Son : Michel Descombes et Claude Hazanavicius
- Production : Pierre Gauvreau
- Société de production : Office national du film du Canada
- Pays :
Canada - Langue : français
- Genre : Espionnage, comédie et film musical
- Durée : 115 minutes
- Budget: 300 000 $[1]
- Dates de sortie :
Canada :
Distribution
- André Dubois : IXE-13 alias Jean Thibault
- Louise Forestier : Taya, Gisèle Dubœuf, Lydia Johnson
- Serge Grenier : Prêtre, MC Larry Delisle, propriétaire du magasin d'articles de sport, Herr Burritz, Wen-Li, policier
- Marc Laurendeau : Von Tracht, Longtin, journaliste du Chien, le colonel
- Marcel Saint-Germain : Marius Lamouche, policier
- Louisette Dussault : Chauffeuse de taxi
- Carole Laure : Shaïra
- Luce Guilbeault : Palma
- Diane Arcand : Ginette
- Suzanne Kay : Secrétaire
- Sky Low Low : Lutteur
- Little Brutus : Lutteur
- Jean-Guy Moreau : Jean-Guy Major, Voix du narrateur
Accueil
Le film fait l'objet d'un certain culte au Québec[2].
Ixe-13 sort quelques semaines à peine après Mon oncle Antoine de Claude Jutra. Bien que les deux films soient assez différents, le critique du journal montréalais La Presse, Luc Perreault, voit un lien entre les deux oeuvres. Selon lui, « Jutra nous faisait sentir ce qui nous lie à un passé récent. Godbout cherche de son côté à assimiler par le rire ce passé, à le désamorcer une fois pour toutes ». Il ajoute que « malgré certaines réserves quant aux longueurs, “IXE-13” présente des qualités indéniables. Décors, costumes et personnages forment un tout remarquable d’invention ».
Dans Le Devoir, autre quotidien montréalais, Jean-Pierre Tadros note que « Jacques Godbout a voulu faire de son film un vaste album à colorier, il y a réussi ». Selon lui, Louise Forestier « se révèle une comédienne aux multiples facettes, ...et aux multiples accents » et Les Cyniques « sont aussi efficaces à l’écran que sur la scène ». Il juge cependant que le film « souffre d’un grave défaut: c’est qu’il est trop long, piétine bien souvent ». Parlant des chansons, il mentionne que « ce sont là les meilleurs moments du film. On en vient alors à regretter qu’on n’ait pas fait résolument une plus grande part à la chanson ».