I Giacobini

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Genre Mini-série historique
Création Edmo Fenoglio (it)
Production Rai
I Giacobini
Genre Mini-série historique
Création Edmo Fenoglio (it)
Production Rai
Acteurs principaux Serge Reggiani
Alberto Lupo
Sylva Koscina
Pays d'origine Drapeau de l'Italie Italie
Chaîne d'origine Programma Nazionale
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 6
Durée 540 minutes
Diff. originale

I Giacobini (litt. « Les Jacobins » en italien) est une mini-série historique italienne en six épisodes de 540 minutes, réalisée par Edmo Fenoglio (it) et diffusée en Italie à partir du au sur Programma Nazionale. Il s'agit d'une adaptation d'une pièce de théâtre éponyme de Federico Zardi (it) créée en 1955.

Ce feuilleton sur la Révolution française est considéré perdu[1], certains soupçonnant qu'il ait été sciemment détruit car jugé trop à gauche par la démocratie chrétienne alors au pouvoir en cette période de Guerre froide. Seul un enregistrement audio du feuilleton subsiste encore.

Fiche technique

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Distribution

Production

Il s'agit, à l'époque, de la plus grande production de la télévision italienne, avec un coût d'environ 300 millions de lires[4] et une distribution, entre acteurs et figurants, jamais aussi riche pour une production destinée au petit écran[5], le tout pour six épisodes de 90 minutes chacun[6], diffusés en direct du [5] au [4] sur le Programma Nazionale, défini par le protagoniste Serge Reggiani comme « le plus grand succès en Europe depuis la naissance de la télévision » [6].

Les hymnes de la révolution (La Marseillaise, La Carmagnole, Ah ! ça ira) ainsi que quatre chansons écrites par le maestro Gino Negri pour la pièce de 1957 sont interprétés par la chanteuse française Rosalie Dubois[7].

Accueil critique

Le feuilleton est accueilli très positivement par le public[8]. En effet, Reggiani était une découverte pour les téléspectateurs italiens  il avait quitté sa ville natale de Reggio Emilia alors qu'il était enfant, suivant sa famille pendant les années de fascisme[8]  et il était capable de dépeindre Maximilien Robespierre d'une façon « à la fois glaciale et très humaine »[9] ; Il faut également souligner la prestation de Warner Bentivegna (it), qui a donné vie à un Louis Antoine de Saint-Just « parfait »[9]. Du point de vue scénaristique, le succès auprès des masses d'un texte apparemment très difficile à suivre n'était pas une mince surprise[9] : l'intrigue historique complexe mise en scène a au contraire captivé le public au-delà de toute attente - peut-être aussi en raison des références marquées à la réalité politique de l'Italie de l'époque[9].

C'est précisément ce dernier aspect qui a suscité le plus de discussions à propos d'I Giacobini : dans le contexte global du début des années 1960, en pleine guerre froide, et avec une Italie fermement aux mains de la Démocratie chrétienne, la Rai a montré pour la première fois au public un feuilleton « résolument à gauche où Robespierre n'émerge plus comme un monstre sanguinaire mais comme un Che Guevara de la raison »[9]. À cela s'ajoute l'appréciation que le principal représentant italien de cette position politique, le Parti communiste, réserve à I Giacobini — et pour la première fois, en réalité, à une fiction télévisuelle[10] : outre l'éloge du quotidien communiste l'Unità[6], qui présente l'œuvre de Zardi comme « imprégnée d'une conception démocratique et historiciste de la Révolution, où le feuilleton dramatique [. ...] était [jusqu'à présent] marqué par un légitimisme ridicule et anachronique »[5], puis dans les pages de Rinascita (it), le secrétaire général communiste Palmiro Togliatti parle d'un feuilleton qui « pour la première fois fait entrer la représentation de la révolution dans les foyers italiens »[3], en en faisant « un grand fait de culture nationale »[11].

Feuilleton perdu

Notes et références

Voir aussi

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