Ibn al-Khammar

From Wikipedia, the free encyclopedia

Ibn al-Khammar
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Autres informations
Maître

Abû l-Khayr al-Ḥasan b. Suwâr b. Bâbâ b. Bahnâm, surnommé Ibn al-Khammâr le fils du marchand de vin »[1]), né à Bagdad en novembre ou décembre 942, mort à Ghazna entre 1017 et 1030, est un philosophe, médecin et traducteur du syriaque à l'arabe.

Les informations à son sujet se trouvent notamment chez Zahîr al-Dîn al-Bayhaqî[2] et chez Ibn Abi Usaybi'a[3], ainsi que chez plusieurs lettrés contemporains de Bagdad (comme Ibn al-Nadim et Abû Hayyân al-Tawhîdî). Il était de famille chrétienne, appartenant probablement à l'Église nestorienne, et sans doute originaire d'Iran[4]. Comme son contemporain Ibn Zura, il fut à Bagdad l'élève du chrétien jacobite Yahya ibn Adi. Il fit partie des chirurgiens de l'hôpital Al-'Adhudi de Bagdad (fondé en 980 par l'émir bouyide Adhud ad-Dawla Fanna Khusraw). Il appartenait alors au cercle de lettrés entourant le vizir Ibn Sa'dân (exécuté en 985). Il fut le maître d'Ibn Hindû et du chrétien Abû l-Faraj b. al-Tayyib. Sa carrière post-bagdadienne est surtout racontée par al-Bayhaqî. En 1002, il se rendit à Ray où il dédia un de ses livres au vizir Abû Sa'd Muhammad al-Hamadanî. Ensuite, il alla dans le Khwarezm et se plaça sous le patronage de la dynastie locale des Ma'munides : il dédia son Maqâla fi imtihan al-attiba à l'émir Ma'mun II (regn. 1008-1017). En 1017, le Khwarezm fut conquis par Ma'mud b. Sebüktegin, qui transporta les savants locaux (non seulement Ibn al-Khammar, mais aussi al-Biruni et d'autres) dans sa propre capitale Ghazna.

Le sultan Ma'mud b. Sebüktegin exprima son respect pour sa grande science médicale en baisant le sol devant ses pieds. Ce souverain le pressa de se convertir à l'islam, mais il résista d'abord. Un jour, il passa devant un docteur musulman qui entonnait la sourate 29 du Coran avec une très belle voix, et il resta l'écouter en pleurant pendant une heure. La nuit suivante, il aurait eu une vision du prophète Mahomet qui lui reprocha, étant un savant de son envergure, de refuser sa révélation. Le lendemain après son réveil, il adhéra à l'islam. Malgré le très grand âge qu'il avait alors, il mémorisa le Coran et étudia le fiqh. Il mourut d'une chute de cheval un jour que le sultan lui avait envoyé une monture trop nerveuse pour qu'il vienne auprès de lui. (Source ?)

Œuvre

Bibliographie

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI