Après des soupçons de détournement de 13 milliards de fonds publics à la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT), il est démis de ses fonctions de secrétaire particulier du président de la transition en . Il est arrêté avec ses complices et, après dix jours de détention et sous la pression du président de la République, il finit par rembourser les fonds détournés sans passer devant un juge. Le président pense en effet que s'il était livré à la justice, il aurait corrompu les juges et réussi à ne pas rembourser les fonds. Le président lui pardonne cette «faute»[3],[4]. Il est alors nommé ministre d'État, directeur de cabinet civil de la Présidence de la République, le . Il sera remplacé à ce poste par Idriss Saleh Bachar le [5],[6],[7].
Après le dépôt d'une plainte par About Hachim Bouder en , accusant Idriss Youssouf Boy de ne pas avoir remboursé 11,8 milliards de francs CFA destinés à la construction d’infrastructures dans l’est du Tchad, ce dernier est discrètement emprisonné par les Renseignements généraux, sans communication officielle, avant un procès ouvert le lundi . Le , il est condamné à cinq ans de prison et à une amende d'un million de francs CFA pour corruption passive. About Hachim Bouder est, quant à lui, condamné à 5 ans de prison pour corruption active[8],[9],[10]. En , Idriss Youssouf Boy est transféré à la prison de Klessoum[11]. En appel, en , il est condamné à sept ans de prison et la justice demande la saisie de 11,8 milliards de francs CFA[12]. Le , il est dégradé du grade de général de corps d'armée, rétrogradé au grade de soldat de deuxième classe et radié des effectifs des armées par un décret[13].