Ignace Joseph de Claussin
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chevalier de Claussin
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Graveur, historien de l’art, marchand d'estampes, collectionneur d'estampes |
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Ignace Joseph de Claussin, aussi appelé Ignace Joseph chevalier de Claussin, né en 1795 à Lunéville et mort le à Batignolles-Monceau, est un graveur et marchand d'estampes français.
Il est surtout notable pour avoir rédigé un ouvrage de référence sur les gravures de Rembrandt : Catalogue raisonné de toutes les estampes qui forment l'œuvre de Rembrandt (publié en 1824).
De Claussin a une personnalité « excentrique » et est un avide collectionneur d'estampes de Rembrandt, comme en témoignent plusieurs anecdotes — il voulait notamment absolument terminer son catalogue raisonné de Rembrandt, et demandait à ses concurrents de ne pas enchérir sur les estampes du néerlandais lors des ventes aux enchères[1],[2],[3]. Parmi ses dessins, il possède Le Baptême de l'ennuque de Candace (vers 1650, Musée des beaux-arts du Canada), reproduit sous le no 40 du catalogue de l'exposition Dessins de maîtres du Musée des Beaux-arts du Canada (à Vancouver, Ottawa et Washington, 1988-1989), qui passe ensuite dans les collections Defer (en 1844 ?) puis Dumesnil[réf. souhaitée].
Il est par ailleurs un aquafortiste talentueux et parvient à reproduire si bien des estampes de Rembrandt qu'il confond certains connaisseurs, notamment Polander standing with his stick : profile to right[4] (1807) ; Charles Henry Middleton, un spécialiste de Rembrandt, fait d'ailleurs sérieusement la comparaison entre l'original et celui de Claussin[N 1] et de manière générale, prend l'ouvrage de Claussin, Catalogue raisonné de toutes les estampes qui forment l'œuvre de Rembrandt (1824) comme référence pour écrire A Descriptive catalogue of the etched work of Rembrandt van Rhym (1878)[5].
Dans son Supplément au Catalogue de Rembrandt, de Claussin fait figurer sa propre version de Polander standing with his stick : profile to right sous le nom « Pièces gravées d'après Rembrandt No.143 » (p. 141).
Dans Oeuvre Magnum the first Catalogue Raisonné with each plate in heliogravure[6], Dmitri Rovinski est trompé par la technique de Claussin et prend une eau-forte de Claussin d'après Rembrandt (impression réalisée à Berlin) comme un original du maître néerlandais, erreur qui sera découverte plusieurs années plus tard par Arthur Hind (British Museum), qui le mentionne dans son Catalogue of Rembrandt's Etchings[7],[3].
De Claussin meurt à Batignolles-Monceau (alors dans le département de la Seine (département), aujourd'hui intégré dans le 17e arrondissement de Paris) le à Paris[8],[9].
L'historien et critique d'art Léon Roger-Milès mentionne dans la vente après décès de son importante collection[10] « trois grands dessins de Rembrandt, un de van de Velde, un de Berghem, deux de De Boissieu (dont il a reproduit et publié en 1817 des "études de têtes" à l'eau-forte), une quittance de 900 francs payés à celui-ci pour un de ses dessins, Le Foyer qui faisait partie du lot. Les chaudronniers se partagèrent les cuivres des gravures ».
Œuvre gravé
Gravures hors série
- Rembrandt et sa femme, eau-forte d'après Rembrandt, Metropolitan Museum of Art[11]
- L'homme qui pisse, eau-forte d'après Rembrandt, École nationale supérieure des beaux-arts[12]
- Trois têtes rembrandtesques, d'après Rembrandt, 52 × 117 mm, bibliothèque de l'université de Leyde (OCLC 884872365)
- Pomona et Vertumnus, d'après Rembrandt, bibliothèque de l'université de Leyde (OCLC 905986016)[13]
- Le cheval épuisé, eau-forte d'après Paulus Potter, 13,8 × 21,4 cm, bibliothèque de recherche du Getty Research Institute (OCLC 81888558)
- Etude de personnages, hommes et femmes dans différentes postures, eau-forte d'après Jean-Jacques de Boissieu, 44,5 × 29,8 cm, 1815[14]
- Feuille d'études de six têtes, eau-forte et pointe sèche, d'après Jean-Jacques de Boissieu, Musée de Grenoble (inv. MG 2020-0-30)
- Nombreuses gravures, pour la plupart d'après Rembrandt et Nicolaes Berchem, conservées au British Museum[15]
Onze Etudes de têtes gravées à l'eau-forte
Gravures parues dans l'ouvrage de Claussin, Onze Etudes de têtes gravées à l'eau-forte, conservé au Metropolitan Museum of Art[16] :
- Study of Heads: Six Men and a Dog, eau-forte et pointe-sèche d'après Jean-Jacques de Boissieu[17]
- Onze Etudes de têtes gravées à l'eau-forte, eau-forte d'après Jean-Jacques de Boissieu[18]
- Study of Six Heads and a Milkmaid, eau-forte d'après Jean-Jacques de Boissieu, 1816[19]
- Study of Six Heads and a Milkmaid, eau-forte d'après un membre de la famille de Boissieu, 1817[20]
- Study of Eight Heads, eau-forte d'après Jean-Jacques de Boissieu, 1817[21]
- Study of Five Heads, eau-forte et pointe-sèche d'après Jean-Jacques de Boissieu, 1817, Metropolitan Museum of Art[22]
- Study of Three Figures, eau-forte d'après Jean-Jacques de Boissieu, 1817[23]
- Study of Nine Heads, eau-forte d'après Jean-Georges Wille[24]
- Three-Quarter Bust of a Man (Le mélancolique), eau-forte d'après Jean-Jacques de Boissieu, 1817[25]
- Study of Six Heads, eau-forte et pointe-sèche d'après Jean-Jacques de Boissieu, 1817[26]
- Study of Thirteen Figures, eau-forte, 27,3 × 35,6 cm d'après Jean-Jacques de Boissieu, 1817[27]