Ignaz zu Hardegg
politicien autrichien
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Ignaz von Hardegg, de son nom complet Johann Ignaz, comte de Hardegg-Glatz und im Machlande, né le 30 juillet 1772 à Vienne, mort le 17 février 1848 dans la même ville, est un militaire de la monarchie de Habsbourg devenue en 1804 l'empire d'Autriche. Il est fils de Johann Anton Conrad, comte de Hardegg-Glatz, et de Maria Augustine, comtesse de Wilczek[1],[2]. Il a servi dans les guerres de la monarchie autrichienne de 1788 à 1814 avant d'exercer des fonctions diplomatiques puis la présidence du Conseil aulique de la guerre.
| Président Hofkriegsrat | |
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| - | |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Ignaz zu Hardegg |
| Allégeance | |
| Activités | |
| Père |
Johann Anton, Graf zu Hardegg auf Glatz und im Machlande (d) |
| Mère |
Augustina, Gräfin von Wilczek (d) |
| Fratrie |
| Arme | |
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| Conflit | |
| Grade | |
| Distinction |
Carrière militaire
Débuts

À l'âge de 16 ans, il fait sa première campagne dans la guerre austro-turque sous les ordres d'Ernst Gideon von Laudon. Il entre dans la guerre de la première coalition contre la République française avec le grade de Rittmeister (commandant de cavalerie) et se distingue dans la prise de Wissembourg en octobre 1793 puis dans les combats d'Uttenhoffen et Neubourg sous les ordres de Wurmser. En 1795, il est décoré de l'ordre de Marie-Thérèse. Il participe aux campagnes suivantes en Allemagne ; après le combat de Brisach sous le commandement de Pál Kray, il est promu major[2].
Guerres napoléoniennes
En 1805, il devient colonel du 2e régiment de ulans (de) Prince de Schwarzenberg. Pendant la guerre de la cinquième coalition, en 1809, il prend part à plusieurs combats de cavalerie lors de la bataille d'Essling puis de celle d'Aspern et s'élève au grade de général-major ; pendant la bataille de Wagram, il défend le village de Baumersdorf. À la suite de cette campagne, il reçoit le titre de commandeur de l'ordre de Marie-Thérèse[2].
Pendant la campagne d'Allemagne de 1813, il prend part à la bataille de Dresde et à la retraite vers la Bohême. Il est élevé au grade de Feldmarschall-Leutnant. À la bataille de Leipzig, où il commande l'avant-garde de l'aile gauche près de Dölitz, il est gravement blessé à la tête[2].
En février 1814, dans la campagne de France, il commande une division légère dans les secteurs de Fontainebleau et Nemours. Menacé d'encerclement dans le secteur de Moret-sur-Loing, entre le corps du général Montbrun, venu avec des renforts ramenés d'Espagne, et la grande armée de Napoléon qui vient de remporter la bataille de Montereau, Hardegg réussit une retraite en bon ordre pendant la nuit[3]. Il est ensuite transféré dans la vallée du Rhône face à l'armée française du maréchal Augereau[2]. Hardegg trouve une position française solidement retranchée à Miribel et Caluire : il se contente de la fixer par quelques mouvements et envoie en avant-garde le régiment de hussards de Hesse-Hombourg qui traversent le Rhône à la nage et vont reconnaître les routes de Grenoble et Chambéry pendant que le prince Philippe de Hesse-Hombourg remporte contre le gros de l'armée d'Augereau la bataille de Limonest, le 20 mars 1814. Dans la nuit du 20 au 21 mars, Augereau, après s'être concerté avec le préfet du Rhône, le maire de Lyon et le sénateur Chaptal, décide d'évacuer Lyon où les Autrichiens entrent sans combat dans la journée du 21 mars[4]. .
Les divisions Hardegg et Wimpffen occupent la ville de Lyon tandis qu'Augereau se replie vers le sud[5]. Les Autrichiens paradent sur la place Bellecour avant de se loger en ville. Selon un historien local : « On doit rendre aux alliés la justice de dire qu'ils ne commirent aucun excès à Lyon. Logés chez les habitants, ils se contentèrent de ce qui avait été fixé par leurs généraux eux-mêmes[6] ». Après la capitulation de Lyon, la division de Hardegg marche sur Clermont-Ferrand où elle entre sans combat le 14 avril 1814, après l'abdication de Napoléon, et repart 14 jours plus tard sans avoir causé de désordres[7].
Carrière dans la diplomatie et au conseil de la guerre
Pendant le congrès de Vienne, Hardegg est attaché au service du tsar Alexandre Ier. Il est officier de liaison avec l'armée russe pendant le déploiement de la septième coalition en 1815. Il assiste au congrès de Troppau, à celui de Laybach et à celui de Vérone entre 1820 et 1822[1]. En 1828, il est nommé gouverneur militaire de Linz, en 1830 de Transylvanie, et en 1831, président du Conseil aulique de la guerre, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort en 1848[1],[2].