Igornay
commune française du département de Saône-et-Loire
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Igornay est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Igornay | |||||
Le château. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Autun | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Grand Autunois Morvan | ||||
| Maire Mandat |
Camille Fichot 2020-2026 |
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| Code postal | 71540 | ||||
| Code commune | 71237 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
515 hab. (2023 |
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| Densité | 24 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 02′ 45″ nord, 4° 22′ 46″ est | ||||
| Altitude | Min. 299 m Max. 483 m |
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| Superficie | 21,71 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Autun (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Autun-1 | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Géographie
Communes limitrophes
| Voudenay (Côte-d'Or) |
Viévy (Côte-d'Or) |
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| Barnay | N | |||
| O Igornay E | ||||
| S | ||||
| Cordesse | Dracy-Saint-Loup | Saint-Léger-du-Bois |
Géologie
La commune repose sur le gisement de schiste bitumineux d'Autun daté de l'Autunien (−299 et −282 millions d'années)[1].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 857 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Prix-lès-Arnay à 12 km à vol d'oiseau[8], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 799,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Igornay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 42 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,6 %), forêts (44 %), zones urbanisées (3,6 %), terres arables (3,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Le nom « Igornay » a pour origine « Isgronna », qui signifie deux rivières.
Histoire
Préhistoire
Des outils et des armes préhistoriques y ont été découverts sur les collines près de sources d'eau.
Moyen Âge
16 et : consécration de l'église paroissiale d'Igornay, dédiée à saint Symphorien, avec celle des autels ainsi que la bénédiction du cimetière par Antoine Buisson, évêque de Bethléem, et Jean Rolin, cardinal et évêque d’Autun. Cette cérémonie avait été menée à la requête de Guillaume de Sercey, seigneur d'Igornay, qualifié de « bailli d'épée de Chalon » et maître des foires de Chalon (il avait épousé Marie de Montjeu, dame d'Antully, et fut inhumé à la cathédrale d’Autun, dans la chapelle Saint-Antoine, dite de Champallement).
Ancien Régime
En 1757, lors de l’enquête pour établir la carte de Cassini, le curé d'Igornay a écrit : « Le château d’Igornay aussi bien que l’église sont situés dans la plaine marécageuse au milieu d’une petite isle que forme la rivière d’Arroux [...]. Il y a des planches posées sur cinq piliers de pierre de taille qui traversent la rivière, servant d’écluse au moulin, de communication à l’église pour le curé et les paroissiens, et de chemin public. »
En 1789, en préparation des États généraux, les habitants d'Igornay élisent deux députés de commune : le sieur Lazare-Marie Darcy et Michel Gagniare[16], tous deux marchands à Igornay. Cette élection prend lieu suivant le procès verbal du rédigé par devant Hugue Gagniare, procureur d'office. Les deux députés élus siégeront lors de l'assemblée préliminaire du 17 du même mois, accompagnés des députés des bourgs, paroisses et communautés de campagne alentour. Cette assemblée aboutira à l'élection de 38 députés pour représenter le tiers-état du bailliage principal d'Autun.
Révolution française
L'élection des représentants d'Igornay est accompagnée de la rédaction d'un cahier de doléances en exécution des ordres de sa Majesté du , pour la convocation des États généraux. Ce dernier aborde les thématiques suivantes : la nécessité de l’assemblée périodique des États généraux ; une équité dans les représentants des trois ordres pour la formation des États généraux ; la formation des états provinciaux ; la réformation des codes Civil et Criminel ; l'abolition des Lettres de Committimus ; l'abolition des main-mortes, cens, redevance et autres servitudes ; la souveraineté des juges des seigneurs jusqu’à la somme de 50 livres ; la décharge de la solidité pour le paiement des redevances seigneuriales ; les taux usuraires.
Époque contemporaine
La première exploitation du schiste bitumineux d'Autun commence en 1824 sur la commune[1],[17] après la découverte de cette ressource en 1813. Le village connait une forte expansion à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, liée à cette exploitation industrielle, avec la concession de plusieurs concessions minières[18].
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].
En 2023, la commune comptait 515 habitants[Note 3], en évolution de −4,45 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culte
Igornay et son église Saint-Symphorien relèvent de la paroisse Notre-Dame-du-Morvan, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe quatorze communes et dont le siège est installé à Lucenay-l'Évêque.
Lieux et monuments
Parmi les principaux lieux et monuments d'Igornay figurent notamment :
- l’église Saint-Symphorien, qui s’élève un peu hors du village et qui fut construite entre 1840 et 1844 en remplacement de l'église du XVe siècle (démolie en 1838), édifice ayant conservé une belle statuaire : Christ en croix (XVIe siècle, en bois peint), Vierge à l’Enfant écrasant le serpent (bois doré, XVIIIe), Vierge à l'Enfant tenant le globe (en bois polychrome, fin du Moyen Âge), saint Quentin vêtu d’un pagne et portant une palme (en bois, XVIIIe), sainte martyre portant l’épée de son supplice (bois polychrome, XVIIIe) et sainte Philomène (en bois doré, XIXe siècle)[24] ;
- le château d'Igornay, construction de plan polygonal dont il subsiste trois tours avec un corps de logis et des courtines ;
- un moulin à eau ;
- une passerelle ;
- une cascade.
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Igornay sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

