Il est déjà demain
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| Il est déjà demain | |
| Auteur | Henri Lopes |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Mémoires |
| Sujet | Mémoires de l'auteur, politique congolaise, diplomatie. |
| Éditeur | JC Lattès |
| Collection | Littérature française |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 5 septembre 2018 |
| Nombre de pages | 506 |
| ISBN | 978-2-70-966062-4 |
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Il est déjà demain est un récit autobiographique et un livre de mémoires, écrit par Henri Lopes, écrivain, diplomate et homme politique congolais. Ancien Premier ministre (1973-1975) et ambassadeur du Congo en France (1998-2015), il y retrace son parcours personnel et professionnel[1]. L'ouvrage est publié le aux éditions JC Lattès[2],[3].
C'est en 2018 que Henri Lopes, alors âgé de 81 ans, publie Il est déjà demain, son ouvrage autobiographique. Dans ce dernier, l’auteur rompt avec la fiction pour livrer un récit personnel et introspectif, porté par les thèmes de l’identité, du métissage et de la mémoire. En retraçant son parcours, Henri Lopes offre un témoignage singulier sur l’histoire récente du Congo et de l’Afrique[4].
Résumé et thématiques principales
Dans Il est déjà demain, Henri Lopes retrace une vie marquée par le métissage, le déracinement et l’engagement intellectuel. Né en 1937 à Léopoldville (actuelle Kinshasa, république démocratique du Congo) de parents mulâtres, il raconte son enfance entre le Congo et la France, son bonheur de découvrir la « métropole » à l'âge de 12 ans, ses études à Nantes puis à Paris, et son échec à intégrer l’École normale supérieure[5]. Dans ce livre, il revient sur ses années militantes à la Fédération des étudiants d'Afrique noire en France (FEANF), son admiration pour Aragon, Césaire ou Senghor, et ses débuts comme enseignant. L’auteur évoque son retour au Congo en 1965, son rôle de directeur de l’enseignement, son ascension dans l’appareil d’État en 1968 comme ministre de l’Éducation nationale, de président de la Cour révolutionnaire. Il se définit comme un technocrate pragmatique, non idéologue, préoccupé par la modération dans la gestion du pouvoir. Le livre révèle aussi son attachement à la diplomatie, marqué par sa démission du poste de ministre des Finances pour rejoindre l’Unesco, qu’il considère comme l’étape la plus enrichissante de son parcours[6]. L'ouvrage retrace donc sa vie politique et administrative au Congo, racontée à la première personne.À travers son récit, Lopes témoigne des grands bouleversements que le Congo a connus, évoquant notamment les luttes contre les antivaleurs dans les années 1970 et la volonté patriotique de développement du pays. Cependant, l’auteur n’aborde pas la période de la conférence nationale souveraine de 1991, ni son point de vue sur la démocratie congolaise depuis. Le roman s’achève sur sa carrière internationale, laissant certains lecteurs désireux d’en savoir plus sur ses réflexions politiques récentes[6]. Dans ce récit personnel, Lopes parle également de son veuvage en 2009 et de son échec à diriger la Francophonie en 2014, qu’il interprète avec sagesse comme une leçon de vie[5].
Dans son récit, l’auteur notifie clairement le but de l’écriture de ce roman[7] :« Ce livre est précisément une tentative de réponse au flou de ma généalogie… Il le fallait pour mes enfants, pour mes petits-enfants qui veulent légitiment comprendre afin de savoir où et comment se situer. Il le fallait pour de nombreux compatriotes, d’une génération plus jeune que la mienne, qui veulent savoir ce que nous avons fait du pays, de notre vie, afin de ne pas répéter demain les mêmes bévues. » p.502.