Ildo Stanzani adhère au Parti communiste italien en 1921. Il émigre bientôt en France et s'installe à Paris, où il milite dans différentes organisations communistes. En novembre 1936, il rejoint l'Espagne et les Brigades internationales. Il appartient à la «Batterie Gramsci» du Groupe d'artillerie internationale, avec le grade de sergent. Blessé, il est renvoyé en France à la fin du mois d'août 1937.
En 1943, il est versé dans le 4edétachement des FTP-MOI, détachement dit «des dérailleurs», dirigé par Joseph Boczov. Il participe à plusieurs déraillements de trains allemands. Après une filature de plusieurs mois, neuf membres de ce détachement sont arrêtés en octobre et novembre 1943 par la police française (Brigades Spéciales des Renseignements généraux). Après un procès expéditif et l'exploitation de leurs identités étrangères à des fins de propagande (la célèbre Affiche rouge), ils sont fusillés au fort du Mont-Valérien, avec treize autres FTP-MOI du «Groupe Manouchian», le . Ildo Stanzani échappe aux recherches des Brigades Spéciales et poursuit le combat au sein des Forces françaises de l'intérieur (FFI).
A. Albertazzi - Luigi Arbizzani - Nazario Sauro Onofri, Gli antifascisti, i partigiani e le vittime del fascismo nel bolognese (1919-1945), Instituto per la Storia di Bologna, Collana Testi, Nuova Serie, Bologna, Vol. 5, 1998.