Ilia Varchavski

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Ilia Varchavski (en russe : Варшавский, Илья Иосифович) né le 1er décembre 1908 ( dans le calendrier grégorien) à Kiev dans l'Empire russe et mort le à Léningrad en République socialiste fédérative soviétique de Russie, Union des républiques socialistes soviétiques est un écrivain et un ingénieur soviétique.

Composition du texte réalisée avec les renseignements prélevés essentiellement dans trois sites [1] , [2] , et le Dictionnaire encyclopédique «Écrivains de Saint-Pétersbourg Xxe siècle» [3].

Né dans une famille juive, il était le fils de Iossif-Zelik Vigdorovitch Varchavski et de Klara Elievna Varchavski. Son père, diplômé de l'École polytechnique fédérale de Zurich était un ingénieur-technologiste, spécialiste des moteurs thermiques. Quant à sa mère, née Guinzbourg, qui avait fait des études universitaires en Suisse avait, en 1915, soutenu une thèse de maîtrise sur l'histoire de la littérature d'Europe occidentale. Elle travaillait après 1917, chez plusieurs éditeurs en tant que dramaturge et traductrice et a été membre de la section des traducteurs de l'Union des écrivains soviétiques. C'était la tante de Rita Raït-Kovaliova.

Selon l'acte de naissance figurant dans le registre des naissances du rabbin de Kiev, Ilia Varchavski est né le à Kiev[4]. La date de naissance retenue dans cette page n'est pas celle qui figure sur la photocopie de l'acte car ses parents voulant lui épargner la conscription s'appliquant aux fils aînés l'avaient fait enregistrer à la date du . Ensuite lors du renouvellement de son passeport, on a choisi le pour célébrer son anniversaire le même jour que celui de son épouse. Puis la Brève encyclopédie littéraire (ru) remplaça le 0 de 10 par 1 Avec le passage du Calendrier Julien au Calendrier grégorien, on décida que son anniversaire se fêterait le .

En 1920, il s'installe à Pétrograd où, sans succès, il tente de devenir acteur. En 1925, il intègre l'Académie maritime d'État Amiral S. O. Makarov (ru) (Stepan Makarov) d'où, en 1929, il sort diplômé de la section génie maritime. Pendant ses études il travaille comme mécanicien dans la marine et, en tant que stagiaire, participe avec son frère aîné Dmitri et Nikolaï Slepnev, rédacteur en chef de la revue Smena, à un tour du monde à bord du paquebot « Koursk ». Ce voyage qui leur permet de visiter de nombreux pays et de raconter cette expérience dans Le tour du monde sans billet est édité en 1929 sous le pseudonyme «Nikolaï Aldim» qui remplace les noms et prénoms des trois auteurs. Ensuite Ilia Varchavski ne publie plus rien pendant plus de 30 ans. En décembre de la même année, il épouse Louella Aleksandrovna [5] avec laquelle, en 1933, il aura un fils, Viktor Illitch. Également, pendant ses études, sous pseudonyme, il collabore, mais brièvement à la rubrique de vulgarisation scientifique de Smena, journal léningradais destiné à la jeunesse (en français : Changement) et à d'autres périodiques. N'ayant pas renoncé à devenir comédien, il passe l'examen d'entrée au studio Fabrique de l'acteur excentrique mais échoue et en tire les conséquences : il n'a pas les aptitudes pour devenir acteur et abandonne ce projet. Il quitte son emploi de mécanicien et rentre chez Diesel Russe (ru) en tant qu'ingénieur concepteur.

En décembre 1929, il quitte Saint-Pétersbourg pour s'installer à Moscou. Dans la capitale, il essaie d'entrer à l'Institut panrusse d'ingénierie thermique (ru) : à la quatrième reprise il y est admis comme ingénieur junior au sein du département d'efficacité énergétique puis chef du département de contrôle et d'inspection. Il y découvre «un procédé de galvanisation ou de chromage de produits finis sans immersion dans un bain galvanique, grâce à un pistolet spécial, semblable à un pistolet à peinture moderne, externalisant ainsi le processus. Après avoir testé cette technologie sur des wagons de chemin de fer, il l'applique aux sous-marins, en y intégrant simultanément un composé antisalissure». Sa carrière dans l'efficacité énergétique prend fin après la création le du Commissariat du peuple aux transports fluviaux (Commissariat du peuple aux chemins de fer de l'URSS (ru)) et à la mobilisation des spécialistes concernés. (C'est peut-être à cette époque qu'il aurait dirigé un laboratoire à l'Institut de recherche scientifique de Vychhorod).

Pendant la grande guerre patriotique, il n'est pas mobilisé pour la défense de Léningrad, car il a été réformé : enfant on lui avait retiré l'os temporal pour soigner une blessure dans la boîte crânienne. Donc, avec le département de l'usine où il travaille, Diesel Russe, il est évacué par ce qui va devenir la Route de la vie pour rejoindre Barnaoul où il va travailler pendant l'invasion. Mais lors du trajet, le , la barge où il se trouve avec environ 1500 personnes coule en traversant le Lac Ladoga. Les passagers se retrouvent dans l'eau glacée et seulement 300, environ, dont Iossif, parviennent à regagner la rive. Ce «bain» aura de graves répercussions sur sa santé [6]. Arrivé sur la rive, il tombe entre les mains de soldats de l'armée rouge qui le prennent pour un espion et le conduisent vers le lieu d'exécution. Heureusement, en chemin, le groupe croise une de ses connaissances ce qui le sauve[7].

En 1949, il retourne dans sa ville natale et reprend son travail chez Diesel Russe où il reste pendant vingt ans. Les dernières années, il y dirige le bureau d'études pour jeunes.

En 1960, avec son épouse il se rend à Paris où ils rencontrent Elsa Triolet et Aragon avec lesquels ils ont des liens particuliers : son épouse était la fille d'Aleksandr Krasnochtchiokov (ru). Elle avait vécu chez Lili Brik, ou Lilia, lorsque son père était en prison. Or la sœur de Lilia Brik était Elsa Triolet qui en 1960, était depuis 21 ans l'épouse de Louis Aragon[8].

Dans les années soixante il se remet à écrire à la suite d'une polémique :

  • « Un jour, ayant surpris mon fils, ingénieur en cybernétique, en train de lire de la science-fiction, j'étais indigné :
  • - Comment peux-tu perdre ton temps à lire de telles inepties !...
  • - Essayez donc d'inventer vous-même de telles absurdités 
  • fut la réponse »

Lui qui n'a jamais aimé la science-fiction [9], qui n'a jamais imaginé devenir un écrivain de science-fiction relève le défi et écrit L'Oeil et la voix qui est salué par toute la famille.

En 1962, sa première nouvelle Robi [10] paraît dans la revue Science et vie (ru) et en 1963, avec Index E-81 il remporte un prix lors d'un concours international organisé par la revue La Technologie au service des jeunes (ru). En 1964 il devient membre de l'Union des écrivains de l'URSS et en 1972, le premier directeur du Séminaire Boris Strougatski (ru) à Léningrad pour jeunes auteurs de science-fiction assisté par Boris Strougatski car, atteint par le cancer, il ne peut pleinement assurer sa fonction. Boris Strougatski le remplacera complètement en mars 1973.

De plus, pendant plusieurs années, dans les studios de Léningrad, il anime l'émission télévisée Café moléculaire qui réunit scientifiques, écrivains et journalistes pour débattre et mettre à la portée du commun des questions scientifiques contemporaines.

Dans les années 68, Boris Strougatski emprunte le nom de famille du héros du Conte de la troïka (ru) à Ilia Varchavski qui voulant jouer un tour lui écrit et lui envoie une lettre d'une admiratrice étrangère signée Moïra Farfoukis.

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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