Le mouvement est régulièrement assimilé par des observateurs indépendants à une milice aux ordres du pouvoir du Président Pierre Nkurunziza, particulièrement depuis le début de la crise politique burundaise de 2015. De nombreuses preuves démontrent la proximité du mouvement avec la police et le SNR (service national de renseignement) dans la traque et le harcèlement d'opposants politiques[1],[2].
En , les Imbonerakure sont directement mis en cause par Human Rights Watch comme étant responsables d'arrestations arbitraires, de violences, d'actes de torture et d'assassinats au Burundi[4].
Les Imbonerakure sont accusés par Human Rights Watch (HRW) d'avoir joué un rôle controversé lors des élections législatives et communales du au Burundi[5]. Selon des témoignages recueillis par HRW, les Imbonerakure auraient intimidé et harcelé des électeurs, surveillant les bureaux de vote pour influencer le processus électoral en faveur du parti au pouvoir[5]. Des électeurs de plusieurs régions rapportent que les Imbonerakure les auraient incités à voter pour le Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD)[5]. Les Imbonerakure sont aussi accusés par HRW d'avoir aidé les autorités à forcer la population à s'inscrire sur les listes électorales fin 2024, en utilisant des mesures coercitives[5].