Incendie de Montréal en 1734

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LocalisationMontréal
Date1734
Incendie de Montréal en 1734
Localisation Montréal
Date 1734
Détail d'un plan de Montréal en 1734, par Chaussegros de Léry, montrant le secteur incendié le 10 avril.

L'incendie de Montréal en 1734 a mené au plus important procès sous le régime français du Canada. Marie-Josèphe-Angélique, une esclave noire de la Nouvelle-France, était soupçonnée de l'avoir perpétré, sans preuve, le vers 19 heures.

Au printemps 1734, la petite ville de Montréal n'a que 5 000 habitants, quelques centaines de maisons en plus des bâtiments publics. L'esclavagisme est relativement commun en Nouvelle-France et Marie-Josèphe-Angélique est l'esclave de Thérèse de Couagne, veuve de François Poulin de Francheville. Âgée de 29 ans, Marie-Josèphe-Angélique est une jeune femme enjouée, mais qui parle beaucoup et qui est peu docile[1].

L'incendie aurait pris naissance dans le grenier de madame de Francheville, rue Saint-Paul située dans ce qui est aujourd'hui le quartier historique du Vieux-Montréal. Poussé par un fort vent, le feu s'est propagé rapidement aux bâtiments avoisinants, incendiant en trois heures, 46 maisons de la rue Saint-Paul, l'Hôtel-Dieu qui venait d'être reconstruit de l'incendie de 1721, et jette à la rue plusieurs centaines de personnes[2],[3].

Le lendemain matin, les Montréalais sont en colère et la rumeur se répand. Marie-Josèphe-Angélique aurait allumé le feu, afin de fuir la colonie. Deux mois avant l'incendie, elle avait tenté de s'enfuir avec son amant Claude Thibault, un homme blanc, vers les colonies anglaises. On a donc rapidement conclu qu'elle avait allumé l'incendie afin de faire diversion pendant qu'elle s'enfuyait avec Thibault, libéré de prison deux jours plus tôt[2].

Il est difficile pour les historiens de comprendre ce qui a pu se passer exactement, car la publication de journaux est interdite à l'époque. Seules des sources manuscrites sont actuellement consultables : les textes du greffier qui a transcrit les dépositions des témoins[4], les rapports d’huissiers, la correspondance des autorités coloniales[5] et même le journal intime de religieuses hospitalières[6],[7].

Le procès

Voir aussi

Notes et références

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