Indianocéanisme
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L'indianocéanisme est une idéologie[1] à prétention humaniste[1] issue du sud-ouest de l'océan Indien[1] dont le nom, un néologisme[1], a été inventé par le Mauricien Camille de Rauville[1] à l'occasion du colloque fondateur de l'Association historique internationale de l'océan Indien, en 1960 à Tananarive. Elle part du constat de l'existence d'une littérature spécifique au sein de la littérature de l'océan Indien se caractérisant par un usage privilégié de la langue française[1] ainsi que par quelques traits spécifiques tels que le recours au mythe de la Lémurie[1] ou à son héritage hindou[1]. L'indianocéanisme, inspiré pendant longtemps de l'algérianisme[1], se distingue en revanche volontairement de l'indianisme[1]. Avec le temps, il tendra ensuite à se confondre avec la Créolie[1], qui restera néanmoins plus typiquement réunionnaise[1], car plus favorable au métissage biologique[1],[2].

Place dominante et ambiguë de la France
La France puissance dominante de l'Indianocéanie[3], y trouves les conditions les plus favorables au déploiement de sa stratégie en Indopacifique, où elle s'érige en puissance relationnelle face à la rivalité sino-américaine[4],[5]. Grâce à La Réunion, à Mayotte et aux terres australes et antarctiques française (TAAF),elle dispose d'une présence humaine permanente, d'une ZEE considérable et d'une légitimité régionale particulière[6]. La France est ainsi reconnue comme puissance résidente de l'Indopacifique ce qui lui permet d'y étendre son influence tout en y associent l'UE[7].
Brassage culturel, langues et traditions communes (créoles, séga)

L'identité partagée par les communautés créoles est le résultat d'un brassage culturel riche et complexe[8]. Les langues créoles, comme le créole haïtien, sont des exemples de cette fusion linguistique[9]. Le séga, une danse et une musique qui émergent des influences africaines, malgaches et européennes, est un autre symbole de cette identité créole. Ces éléments sont non seulement des éléments culturels, mais aussi des éléments de cohésion sociale et d'identité nationale[10],[11].
Poésie
- Poème de Yusuf Kadel : Soluble dans l'œil sur yusufkadel.com, préface de Shenaz Patel[12].
- Poème de Catherine Boudet : Séga sur potomitan.info. Site de promotion des cultures et des langues créoles (Annou voyé kreyòl douvan douvan)[13].
- Poème de Maurice Rollinat : La Créole sur poesie-francaise.fr.
- Poème de Charles Baudelaire écrit en 1841 à l'île de La Réunion : À une dame créole.
À une dame créole
Au pays parfumé que le soleil caresse,
J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.
Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.
Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d'orner les antiques manoirs,
Vous feriez, à l'abri des ombreuses retraites,
Germer mille sonnets dans le cœur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.
La littérature indianocéane
Les littératures francophones de l'océan indien s'inscrivent dans un espace de co-présence de différentes formes d'écriture et de littératures (...) qui interagissent, dialoguent, se concurrencent, voire s'opposent (Soidki Assubatu)[14].
Liste non exhaustive
- Nathacha Appanah : La Nuit au cœur (Prix Femina 2025) (Maurice)
- Ananda Devi[15] (Maurice)
- Jean-Joseph Rabearivelo (Madagascar)
- Jean-Luc Raharimanana (Madagascar)
- Davina Ittoo (Maurice)
- Marie-Thérèse Humbert (Maurice)
- Jean-François Samlong (La Réunion)
- Sharon Paul : Le Cantique du rasta (Prix Indianocéanie 2021) (Maurice)
- Didier Lentrein : Le Puits arabe (Prix Indianocéanie 2025)[16] (La Réunion)
- Ali Zamir : Prix Senghor pour Anguille sous roche[17], Prix France Télévisions pour Dérangé que je suis (Mayotte/Comores)
