Indice de Moran

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En statistiques, l’indice de Moran (ou I de Moran) est une mesure de l'autocorrélation spatiale développée par Patrick Moran[1]. L'autocorrélation spatiale est caractérisée par une corrélation entre les mesures géographiquement voisines d'un phénomène mesuré.

Soit un champ réel X défini sur un réseau discret de N sites ; soit une matrice de poids positifs W, carrée de dimension N, quantifiant les influences de j sur i[2]. Notant X la moyenne de X, on définit l'indice I de Moran pour X et W par :

L'espérance mathématique de l'indice de Moran sous des hypothèses de non autocorrélation spatiale est donnée par :

Sa variance est égale à

Les valeurs négatives (resp. positives) de l'indice indiquent une autocorrélation spatiale négative (resp. positive). Ses valeurs s'étendent de −1 (indiquant une dispersion parfaite) à 1 (corrélation parfaite). Une valeur nulle est significative d'un modèle spatial parfaitement aléatoire. Pour le test d'hypothèse statistique, l'indice I de Moran peut être transformé en Z-score dans lequel les valeurs plus grandes que 1,96 ou plus petites que −1,96 indiquent une autocorrélation spatiale significatives avec un taux d'erreur de 5 %.

L'indice de Moran est relié à celui de Geary, mais n'est pas identique. L'indice de Moran est une mesure de l'autocorrélation spatiale globale, tandis que l'Indice de Geary est plus sensible à l'autocorrélation spatiale locale.


Influence de la définition du voisinage

Notes et références

Voir aussi

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