Indraline

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Indraline
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Identification
No CAS 156799-03-0

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'indraline est une substance chimique qui présente des effets stimulants pour le métabolisme.
L' Indraline est un « alpha-adrenomimetique » (alpha-1(B)-adrénoagoniste), qui fait partie du groupe des adrénomimétiques qui sont des stimulants du métabolisme (autrefois baptisés « sympathomimétiques ») ;
Cette molécule a aussi des effets nettement radioprotecteurs pour la peau, certains organes et pour l'ADN cellulaire exposés à une source radioactive. Ces effets radioprotecteurs sont étudiés chez l'animal (Souris, rat, hamster, cochon d'Inde, chien, et singe Rhésus[1], au moins en Russie, et au moins depuis le début des années 1960[2]) pour ce qui est de la littérature publiée et accessible à tous.

L'indraline développe cependant des effets toxiques[3], et une toxicité aiguë au-delà d'une certaine dose (variable selon l'espèce[1]). Cette toxicité aiguë, dans certaines conditions peut être atténuée par des métallothionéines ; Zn-métallothionéine (Zn-MT) par exemple[3] ;

L'indraline est parfois désignée par le code « B 190 » ou dite «  Agent B-190 »[4].

Propriétés radioprotectrices externes

Elles ont été étudiées sur des rats et des souris de laboratoire en usage externe (crèmes topiques) appliquées sur la peau de souris préalablement exposées à une dose de 38,3 Gy de rayons gamma, via une source de cobalt 60.
Lors de ces expériences les effets de cette molécule sur les radiolésions induites (précoces ou plus tardives) ont été comparés aux effets d'autres molécules effectivement ou potentiellement radioprotectrices telles que phényléphrine (mesaton), mélatonine, indométaphène[5] ou naphthyzine (naphazoline ; C14H15ClN2)[6].
À titre d'exemple pour la souris, le facteur de réduction de dose était de 1,27 à 1,32 pour l'indraline (utilisée en pommade en contenant de 1 à 10 %) et de 1,29 pour la phényléphrine (pommade à 0,25 %).
Les effets antioxydants n'ont que peu réduit l'effet de brûlure de la peau. Mais Au plus tard, les blessures de rayonnement local, comme la contracture derrière, l'efficacité de l'indraline était de 1,33 à 1,5, celle de la phényléphrine était de 1,28, et celle de mélatonine (pommade à 2 et 5 %) était de 1,23 à 1,47.

Effets protecteurs internes ou systémiques

Les effets de l'indraline sur le métabolisme et la vie de la cellule, ainsi que sur des organes et certains paramètres métaboliques observés dans le sang périphérique, ont été étudiés en Russie chez des chiens et souris irradiés[7]. Ces études (et d'autres) ont montré que l'indraline :

  • stimule la biosynthèse des précurseurs de l'ADN[7] ;
  • stimule que la biosynthèse de l'ADN[7] ;
  • stimule la synthèse de protéines dans les cellules des organes irradiés[7]
  • stabilise le taux d'ATP[7]
  • stabilise la synthèse de glycogène[7] ;
  • induit l'activité d'une enzyme importante (ribonucléotide réductase) et augmente la teneur en Fe(3+)-transferrine en phase de réparation compensatoire chez les animaux irradiés[7] ;
  • joue aussi un rôle régulateur, en empêchant à la fois l'hyper-développement de la réponse réparatoire, et son effondrement en cas d'irradiation à des doses létales[7] ;
  • a un effet radioprotecteur pour les glandes salivaires irradiées par rayonnement X (effet mesuré chez l'animal avec dose d'indraline de 100 mg·kg-1, l'effet étant mesuré par la pesée des glandes[8]).

La somme de ces effets positifs réduit « considérablement » les dommages causés par l'irradiation gamma sur la biosynthèse de macromolécules juste après une irradiation externe.

Effets protecteurs de la spermatogenèse en cas d'irradiation

Effet sur la survie

Autres effets protecteurs de l'indraline

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