Infraction politique
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Une infraction politique est une notion de droit, principalement utilisée en droit de l'extradition et en droit pénal.
Droit de l'extradition
Dans le droit de l'extradition, l'exception de l'infraction politique est un motif de refus d'extradition pour un État auquel est adressée une demande d'extradition qui peut trouver application lorsqu'extrader un accusé risquerait d'entraîner des poursuites pour des raisons politiques injustifiées[1].
Droit pénal
Droit français
En droit pénal français, une infraction politique se distingue d'une infraction de droit commun soit par son objet, soit par son mobile. Dans le premier cas, dit « objectif », elle regroupe toute infraction accusée par l'État de porter atteinte à l'ordre public et social, aux institutions politiques et à la sûreté de l'État (trahison, espionnage ou intelligence avec l'ennemi, insurrection, etc.). Dans le second cas, elle peut ne différer d'une infraction de droit commun que par son mobile : ainsi, ce que certains anarchistes qualifiaient d'« expropriation » pouvait être considéré soit comme une infraction politique visant à contester la légitimité de la propriété privée, soit, au contraire, comme un vol ordinaire[2].
Droit canadien
Le Canada ne reconnaît pas expressément la notion d'infraction politique dans son Code criminel. Toutefois, il énumère certaines infractions à l'article 469 C.cr. (meurtre, piraterie, trahison, infractions séditieuses, intimidation du Parlement ou d'une législature, etc.) [3] qui sont tellement graves pour l'ordre public qu'elles peuvent seulement être poursuivies en Cour supérieure et ne peuvent jamais être poursuivies dans une cour provinciale[4].