Inga Gaile
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Inga Gaile, née le à Riga, est une poète, dramaturge et metteuse en scène lettone[1].
Après des études secondaires à l'école centrale d'étude des lettres de Riga (en letton : Rīgas Centra humanitārā vidusskola) en 1993, elle étudie la littérature (1994-1998), la dramaturgie (2012) puis la mise en scène (2012-2014) à l'Académie de la Culture de Lettonie (lv).
Elle publie de la poésie depuis 1996 et elle est traduite en anglais, lituanien, suédois, bengali et en français[2]. Elle traduit elle-même des poètes russes. Elle collabore à la réalisation de spectacles pour le théâtre dès 2005. Sa pièce Āda, faisant écho à l'histoire du second livre de la Genèse, sera mise en scène au Théâtre de la rue Ģertrūdes à Riga et bien accueillie par la critique en 2012[3]. Sa pièce de fin d'études Mūsu Silvija debesīs (tuteur Māra Ķimele), inspirée de l’œuvre et du destin tragique de Sylvia Plath, est adaptée, dans le cadre du projet Ienāc teritorijā! au même théâtre en 2013 [4],[5]. Elle sera récompensée par le prix spécial "Pazudušais dēls" [Fils disparu] de la Guilde des dramaturges de la Lettonie au festival Spēlmaņu nakts[6]. En , elle achève son travail de fin d'études de la mise en scène, en adaptant Les Juifs de Saint-Pétersbourg des frères Strougatski qu'elle traduit également, il s'agit là de la première traduction en letton de cette œuvre[7]. L'artiste aborde le public de façon plus personnelle dans le spectacle de variétés Trauki [Les Vases] qu'elle monte au Dirty Deal Teatro[8] en . Elle y ajoute une connotation féministe, en commençant par le titre qui lui vient d'une émission de télévision américaine où un porte parole des chrétiens pratiquants traite les femmes de "vases d'abord conçus pour porter les enfants"[9]. Elle s'y produit également sur scène[10].
Elle a travaillé pour la chaîne de télévision "TV3 Latvia" et dans la publicité. Depuis 2004, membre de la Société des écrivains de Lettonie.
En 2018, son sixième recueil de poésie Lieldienas [Pâques] parait aux éditions Neputns[11].
Son roman Skaistās (2019) a été traduit en français sous le titre Belles de sang, permettant à l’autrice d’être présentée au public francophone.
Prix et récompenses
Le manuscrit de son premier recueil reçoit le prix Klāvs Elsbergs en 1999, le second est récompensé par le prix de la fondation Anna Dagda et le Prix Ojārs Vācietis en 2004. Pour son livre Kūku Marija, lauréate du Prix des Journées poétiques (2007), et pour Migla - le Prix de la revue Latvju Teksti (2012) et à nouveau le Prix Ojārs Vācietis (2012). Pour le recueil Vai otrā grupa mani dzird? Inga Gaile s'est vue remettre le Prix pour la Littérature 2012, ainsi que le prix du festival Prozas lasījumi pour sa nouvelle Piena ceļi[12].
Bibliographie
Poésie
- Laiks bija iemīlējies, Rīga: Pētergailis, 1999.
- Raudāt nedrīkst smieties, Rīga: Nordik, 2004.
- Kūku Marija, Rīga: Orbita, 2007
- Migla, Rīga: Mansards, 2012.
- Vai otrā grupa mani dzird? [dzejoļi bērniem]. Rīga: Liels un mazs, 2014.
- Lieldienas, Rīga: Neputns, 2018.
Prose
- Stikli. Roman. Rīga: Dienas Grāmata, 2016.
- Neredzamie. Roman. Rīga: Zvaigzne ABC, 2018.
- Piena ceļi. Roman. Rīga: Mansards, 2018.
- Skaistās (traduction en français: Belles de Sang). Roman. Rīga: Dienas grāmata, 2019[13].
- Rakstītāja. Roman. Rīga: Dienas grāmata, 2020.