Inoussa Ousseini
sociologue, cinéaste, réalisateur, homme politique, diplomate et intellectuel nigérien (1949-2021)
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Inoussa Ousseini, né le dans le département de Gouré au Niger et mort le à Neuilly-sur-Seine[1], est un cinéaste, réalisateur, politicien et diplomate nigérien. Il est ministre de la Communication, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et porte-parole du gouvernement et ambassadeur délégué permanent du Niger auprès de l'UNESCO.
| Ministre |
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| Naissance | Kéllé |
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| Décès |
(à 71 ans) Neuilly-sur-Seine |
| Nationalité | |
| Activités |
Biographie
Enfance et formations
Inoussa Ousseini naît le à Kellé et meurt le à Paris[2]. Il commence des études de sociologie à l'université de Tours en France, où il fonde un ciné-club étudiant. Il le consacre aux recherches sur la sexualité dans les milieux étudiants. Ses recherches sur les effets de la révolution sexuelle le mènent en Suède. Il termine ses études de sociologie par une licence[3],[4].
Carrière cinématographie
L'intérêt d'Inoussa Ousseini pour le cinéma est éveillé par les films de son compatriote Moustapha Alassane. Il travaille comme assistant sur les films de Serge Moati que ce dernier tourne au Niger entre 1967 et 1968[5]. À cette époque, il est également l'un des fondateurs du journal Synthèses nigériennes, dont il est responsable de la rubrique cinéma[4],[3].
Dans les années 1970 et 1980, Inoussa Ousseini réalise une série de courts métrages. Son court métrage de fiction Paris c'est joli qui raconte les aventures d'un Africain entré illégalement en France, lui vaut le prix de la critique au FESPACO en 1976. Sous la direction d'Inoussa Ousseini, le Consortium interafricain de distribution cinématographique (CIDC) commence ses activités en 1980. Le CIDC acquiert des canaux de distribution auprès d'une filiale du groupe cinématographique français UGC, qui monopolisait de facto la distribution de films en Afrique subsaharienne francophone. Inoussa Ousseini lance également le prix Boubou Hama, le prix littéraire national du Niger, qui est décerné pour la première fois en 1989[3],[6].
Carrière politique
Après le coup d'État dirigé par Ibrahim Baré Maïnassara, Inoussa Ousseini est nommé au gouvernement nigérien le en tant que ministre de la Communication, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et porte-parole du gouvernement. Le , le ministre Abdoul Ramane Seydou reprend les portefeuilles de la jeunesse et des sports. Il est remplacé de son poste de ministre de la communication et de la culture et porte-parole du gouvernement le par Mariama Gamatié Bayard[7]. En 2004, Inoussa Ousseini est nommé ambassadeur et représentant permanent du Niger auprès de l'UNESCO[5]. Il est le fondateur de festival du film documentaire Forum africain du film documentaire de Niamey, dont la première édition a eu lieu en à Niamey[8],[6].
Filmographie
Inoussa Ousseini compte plusieurs films à son actif dont[9],[10],[11],[12] :
- 1970 : La Sangsue[13]
- 1974 : Paris c’est joli
- 1975 : Ganga
- 1976 : Une jeunesse face à la culture
- 1976 : Lutte saharienne
- 1976 : Médecines et médecins
- 1977 : Le griot Badye
- 1980 : Fantasia
- 1980 : Fêtes traditionnelles populaires du Niger
- 1980 : Le Soro
- 1980 : Wasan kara[14]
- 1986 : Tahoua an 2 le festival