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Institut de recherches cliniques de Montréal

centre de recherches médicales québécois From Wikipedia, the free encyclopedia

L'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) est un organisme à but non lucratif dédié à la recherche biomédicale fondamentale et clinique, situé à Montréal.

Faits en bref Fondation, Type ...
Institut de recherches cliniques de Montréal
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Domaine d'activité
Pays
Coordonnées
Organisation
Effectif
429 employés (), 490 employés ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Affiliation
Chiffre d'affaires
35,1 M$ (), 47,3 M$ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
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Affilié à l'Université de Montréal et associé à l'Université McGill, il regroupe une cinquantaine de chercheurs répartis dans 35 laboratoires et 4 centres de recherche[1]. L'IRCM abrite également des cliniques de recherche spécialisées, notamment en hypertension, nutrition, diabète et maladies rares, affiliées au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), et assure la formation d'étudiants dans le domaine biomédical.

Historique

L'institut est créé en 1967 par le docteur Jacques Genest, dans un bâtiment dessiné et construit par l'architecte Jean Gélinas[2],[3],[4],[5]. D'abord fondateur en 1952 du premier département de recherche clinique de l'hôpital Hôtel-Dieu de Montréal, Jacques Genest est nommé doyen de la Faculté de Médecine de l'Université McGill en 1964. Cette position lui offre les appuis permettant la mise sur pied d'un institut de recherche. Avec l'aide de l'avocat Marcel Piché, il fonde la corporation du Centre médical Claude-Bernard.

En 1965, le centre est nommé Institut de diagnostic et de recherches cliniques de Montréal et n'adoptera son nom actuel d'Institut de recherches cliniques de Montréal qu'en 1986. Conservant ses liens avec l'Hôtel-Dieu de Montréal, l'Institut signe en un contrat d'affiliation d'une durée de 25 ans. Cette entente stipulait que les cliniciens-chercheurs seraient membres du corps médical de l'Hôtel-Dieu, leur assurant ainsi un contact avec les malades. L'Institut fournirait en échange des analyses de laboratoire. Eric Kierans, ministre de la Santé du Québec, inaugure le début de la construction en . Conçue par David, Barott et Boulva et achevée en 1968, la conception du bâtiment s'inspire des plus récents centres de recherche américains et canadiens[6]. Des espaces supplémentaires sont déjà prévus pour un agrandissement futur. En 1967, l'IRCM devient affilié à l'Université de Montréal, permettant des activités d'enseignement accrues et le recrutement d'étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs.

En 1976, le Centre de bioéthique est fondé par le Dr David J. Roy.

En 1977, un article soulignait les difficultés financières de l'IRCM, malgré lesquelles les chercheurs de l'Institut parvinrent notamment à contribuer à la découverte des propriétés analgésiques de la bêta-endorphine[7].

Parmi les premiers chercheurs recrutés à l'IRCM figurent André Barbeau, Michel Chrétien et Jean Davignon, dont les travaux contribuent à établir la réputation scientifique de l’IRCM au Canada et à l’international[8].

Dans les années 1980, des équipes de l’Institut participent également à des travaux sur le facteur natriurétique auriculaire, un peptide impliqué dans la régulation de la pression artérielle[8].

En 1992, une nouvelle aile est inaugurée (bloc Basset) et en 2003, un projet d'agrandissement et de rajeunissement des locaux est entrepris. Le , les nouveaux laboratoires et la nouvelle clinique de l'Institut sont inaugurés en présence de Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec. L'immeuble compte aujourd'hui 26 500 m2[9].

En 2022, le gouvernement du Québec accorde plus de 31 millions de dollars à l’IRCM pour soutenir ses activités de recherche et son fonctionnement jusqu’en 2024[10]. L’institut mène chaque année plus de 160 projets de recherche et offre des services cliniques à plusieurs milliers de patients[10].

Principaux dirigeants

  • 1967-1984 : Jacques Genest, directeur scientifique et fondateur[2],
  • 1984-1994 : Michel Chrétien, chef de la direction et directeur scientifique[2],
  • 1994-2004 : Yvan Guindon, chef de la direction et directeur scientifique[11],
  • 2004-2006 : Louis-Gilles Durand, président et directeur scientifique intérimaire,
  • 2006-2019 : Tarik Möröy, président et directeur scientifique,
  • 2019-2021 : Max Fehlmann, président et directeur scientifique,
  • Depuis 2021: Jean-François Côté, président et directeur scientifique[12].

Financement

Le financement de l'IRCM provient de plusieurs sources : subventions gouvernementales du ministère de l'Économie et de l'Innovation (MEI), du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) et du Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS), dons recueillis par la Fondation de l'IRCM, ainsi que subventions obtenues par les chercheurs auprès d'organismes nationaux et internationaux.

Les laboratoires de recherche fondamentale

L'IRCM est composé d'une trentaine de laboratoires, dits unités de recherche. Parmi eux, on compte 3 Chaires de recherche du Canada et 9 chaires philanthropiques. L'ensemble des chercheurs et chercheuses de l'IRCM est affilié à l'Université de Montréal et plusieurs le sont aussi à l'Université McGill. Ils et elles sont nombreux·ses à assumer des charges professorales et d'enseignement à l'Université de Montréal et à l'Université McGill.

Les thématiques de recherche au sein de l'Institut sont subdivisées selon 4 centres[13] :

  • Centre de recherche en santé cardiométabolique
  • Centre de recherche en cancer
  • Centre de recherche sur les maladies génétiques et neurologiques
  • Centre de recherche en immunité, inflammation et maladies infectieuses

Chaque année, les chercheurs et chercheuses de l'IRCM publient leurs travaux dans des journaux scientifiques, tels que Nature, Neurone, et le Journal of Clinical Investigation.

L'IRCM détient un parc technologique composé d'un ensemble d'équipements hautement performants.

L'Institut offre également des services techniques spécialisés (dont la cytométrie en flux et la microscopie confocale) à la communauté de recherche de la région montréalaise.

Formation de la relève

En 2023-2024, 187 étudiants sont accueillis à l'IRCM[14]. Ils sont inscrits à des études universitaires de maîtrise, de doctorat ou étaient stagiaires postdoctoraux.

Les intérêts des étudiants sont représentés par l'association étudiante de l'IRCM, l'ASSO. L'ASSO a pour but de favoriser les relations avec les autres membres de la communauté de l'IRCM. À cette fin, elle organise des activités scientifiques et sociales afin de promouvoir un excellent environnement de travail. Elle représente les étudiant·e·s au sein des comités de l'Institut et assure un lien avec d'autres groupes d'étudiant·e·s de l'Université de Montréal et de l'Université McGill.

L'IRCM organise plusieurs séries de conférences scientifiques destinées à la communauté scientifique, dont la Série de conférences scientifiques IRCM, la Série de conférences en éthique de la santé et les conférences Marie et Willie Chrétien.

L'Institut décerne également deux distinctions : le prix Marcel-Piché, remis tous les deux ans à un chercheur de l'IRCM pour la qualité de ses travaux, et la Médaille du mérite de l'IRCM, attribuée à des personnalités ayant contribué de façon exceptionnelle à l'essor des sciences biomédicales ou aux valeurs de l'Institut[15].

Controverse

En , une enquête journalistique met en lumière des allégations de harcèlement psychologique, de surcharge de travail et de climat toxique dans certains laboratoires de l'Institut. Plusieurs étudiants ou anciens étudiants, ayant fréquenté majoritairement trois laboratoires entre 2010 et 2023, rapportent des pratiques de gestion jugées abusives, incluant de longues heures de présence, des insultes et une pression jugée excessive. Certains affirment avoir quitté le milieu universitaire à la suite de cette expérience[16].

Aucune plainte officielle n’est déposée. Cependant, l'IRCM indique avoir mis en place des mesures de sensibilisation, dont une tournée de l'ombudsman dans les laboratoires et la mise sur pied d'un comité de bien-être étudiant[16].

Notes et références

Annexes

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