Institut météorologique de Cuba
From Wikipedia, the free encyclopedia
Instituto de Meteorología de Cuba
| Fondation | |
|---|---|
| Prédécesseur |
Observatoire national |
| Type | |
|---|---|
| Siège | |
| Pays |
| Fondateur | |
|---|---|
| Organisation mère |
Agence de l'environnement de Cuba (d) |
| Site web |
(es) www.insmet.cu |
L'Institut météorologique (INSMET) est le service chargée de la collection des données météorologiques et climatologiques, de leurs traitements et des prévisions météorologiques à Cuba. Il fait partie de l'Agence d'environnement du Ministère des sciences, technologies et de l'environnement.
Dès le XVIIe siècle, des personnes prenaient des notes lors du passage d'un cyclone tropical à Cuba. Ces données étaient ensuite colligées par des greffiers municipaux, des propriétaires de sucreries et des personnes instruites. On y retrouvait la durée, les dégâts, les décès et les personnes disparues. Les premières scientifiques observations météorologiques de surface furent réalisées par les prêtres jésuites, qui enregistrèrent la pression atmosphérique, les températures et les données du ciel. Ces observations se poursuivirent toutes les six heures jusqu'à la nationalisation de l'école et de l'observatoire au début de la Révolution cubaine[1].
En 1870, le prêtre jésuite Benito Viñes arriva à Cuba en provenance de France et commença à étudier les cyclones, se rendant sur les lieux de passage et étudiant le climat, les précipitations, etc. En 1880, les premiers avertissements étaient lancés à Cuba concernant la proximité d'un cyclone tropical. Gangoiti, qui travailla avec Viñes pendant plusieurs années, fit l'acquisition de plusieurs baromètres et les installa dans les églises et les couvents de presque toutes les villes des provinces de Pinar del Río, de La Havane, Cienfuegos et Santiago de Cuba, apprenant aux prêtres à mesurer la pression, la température, la direction du vent et la hauteur des nuages à proximité d'un ouragan. Ils transmettaient ces données par télégraphe[1].
Lors de l'intervention américaine à Cuba de 1899 à 1902, le Weather Bureau américain a construit une station météorologique auxiliaire sur la colline de Casablanca, La Havane. En 1904, un décret du président Tomás Estrada Palma ordonna la fondation d'un Observatoire de l'État cubain, qui fut inauguré en 1908 avec l'aide des États-Unis[1].
Tel était le système météorologique cubain jusqu'en 1944 lorsqu'il fut transféré à la Marine avec l'arrivée du Dr Ramón Grau San Martín à la présidence de la République. Après 1944 , deux télétypes furent installés entre La Havane et Miami et un à Camagüey pour transmettre les données de radiosondages et de huit stations de surface par des observateurs météorologiques formés à l'observatoire[1].
En , par résolution du ministre de la Marine révolutionnaire cubaine, l'Observatoire national appartenant à la Marine révolutionnaire fut transféré à l'Académie des sciences de Cuba qui créa le 12 du mois l'Institut météorologique (INSMET) et nomma le Dr Mario Rodríguez Ramírez comme directeur[2],[3],[4].
Organisation
Sa mission principale est de veiller à la sécurité de la vie humaine et à réduire les pertes de biens matériels dus aux désastres naturels d'origine météorologique, ainsi qu'au développement durable du pays[5].
Cuba est membre depuis le de la Région IV de l'Organisation météorologique mondiale, correspondante à la zone de l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et de la mer des Caraïbes[6].
L'Institut comprend le siège, où on retrouve la direction générale, neuf centres spécialisés de recherche et services, 14 centres météorologiques provinciaux, dont la commune spéciale de l'île de la Jeunesse, et un réseau de 69 stations météorologiques à travers le pays[7]. L'INSMET dispose également de huit radars météorologiques provenant du Japon, de l'Union soviétique et de l'Allemagne[4]. L'amélioration de la technologie utilisée par l'INSMET est entravée par les restrictions imposées par l'embargo des États-Unis contre Cuba qui empêche l'acquisition de pièces et d'équipements sur le marché américain ainsi que l'accès aux dernières technologies pour recevoir les images satellites[4].
