Institut royal de la culture amazighe
institut de recherche au Maroc
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L’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) est un institut académique public marocain chargé de la promotion de la culture amazighe et du développement des langues berbères au Maroc.
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Promotion de la culture amazighe (berbère) et développement de la langue amazighe |
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Il joue un rôle central dans l’élaboration des politiques linguistiques liées à l’amazighe, notamment en matière de normalisation, d’enseignement, de recherche et de diffusion de la langue et de la culture amazighes.
Histoire
L’institut a été fondé par le dahir (décret royal) no 1-01-299 du [1], et annoncé le même jour par le roi Mohammed VI dans son discours d'Ajdir[2]. Son siège est à Rabat, capitale du Maroc et il dispose d’une autonomie administrative et financière.
Missions et organisation
L’IRCAM a pour mission de conseiller les pouvoirs publics sur les questions relatives à la langue et à la culture amazighes, notamment en matière de préservation, de promotion et de développement.
Il œuvre à :
- la généralisation de l’enseignement de l’amazighe ;
- la diffusion de la langue et de la culture amazighes dans l’espace public, notamment à travers les médias et les manifestations culturelles ;
- le développement de la recherche scientifique dans les domaines linguistique, culturel et anthropologique ;
- la normalisation et la standardisation de la langue amazighe.
L’institut fonctionne selon une double structure :
- une structure administrative, comprenant le Rectorat, le Secrétariat général et les départements ;
- une structure académique, représentée par les centres de recherche, qui ont notamment contribué au développement de l’amazighe standard marocain[3].
Tifinagh
L’IRCAM joue un rôle déterminant dans l’adoption du tifinagh comme système officiel de transcription des langues amazighes au Maroc.
Le système retenu, fondé sur le « néo-tifinagh », est un alphabet composé de 33 caractères. Contrairement au tifinagh traditionnel utilisé par les Touaregs, qui fonctionne comme un abjad, ce système constitue un alphabet complet adapté à l’enseignement et à l’usage institutionnel.
Il s’inscrit dans la continuité des travaux menés à partir des années 1970 par des militants culturels amazighs, notamment en Kabylie[4].
