Institut supérieur des métiers
centre de ressources et d’étude sur l’artisanat et la très petite entreprise
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30 ans d’expertise sur les entreprises de proximité[1]
| Fondation |
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| Sigle |
ISM |
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| Type | |
| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Formation continue d'adultes |
| Siège | |
| Pays |
| Fondateurs | |
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| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates | |
| data.gouv.fr |
L'Institut supérieur des métiers (ISM), est un centre de formation et d'étude spécialisé sur le monde des petites entreprises et l'économie de proximité. Ses missions sont les suivantes :
- « Réaliser des études et des analyses notamment prospectives sur les secteurs de l’artisanat, du commerce de proximité et des professions libérales et sur leur place dans la société française et européenne et diffuser les résultats de cette recherche ;
- Organiser la formation et le perfectionnement des responsables et des cadres de l’artisanat, du commerce de proximité et des professions libérales ;
- Etudier les méthodes et proposer les actions permettant d’assurer le développement de l’artisanat, du commerce de proximité et des professions libérales dans une logique de proximité. »
A travers ses actions d'étude et de formation, l'ISM a acquis une expertise sur le modèle économique de la petite entreprise et sur de nombreux secteurs d'activité :
- L’artisanat et le commerce de l’alimentation
- L’artisanat du BTP
- L’artisanat de fabrication
- L’artisanat des services
- L’hôtellerie – restauration
- Les professions libérales de santé
- Les professions libérales du droit
- Les professions libérales techniques et du cadre de vie
L’ISM contribue à la connaissance de ce monde de la petite entreprise, de sa culture entrepreneuriale, de son modèle économique et de gestion, que ce soit sous la forme d’enquêtes, d’études ou de travaux de recherche conduits en partenariat avec l’Université. La mission d’études est centrale et complète les travaux de la statistique publique souvent lacunaires sur ces secteurs. L’objectif est de fournir des instruments d’analyse pertinents au niveau national et territorial, complémentaires aux travaux des organisations socio-professionnelles de ces secteurs.
Ces connaissances sont également mises à disposition pour former :
- les élus et cadres des syndicats patronaux de la petite entreprise et les préparer à leur fonction de représentation et de dialogue avec les acteurs économiques.
- les chefs de petites entreprises et leurs salariés.
Ces connaissances sont également diffusées auprès des acteurs économiques, de façon à partager la connaissance de cette économie locale. Dans ce cadre, l’ISM anime des conférences et publie le Baromètre de l’Artisanat.
Enfin, ces travaux sont utiles pour orienter les politiques d’aides au développement des entreprises et des emplois. Dans ce cadre, l’ISM est susceptible de prendre en charge, à la demande de ses partenaires ou d’acteurs économiques, la faisabilité et la mise en oeuvre de projets d’accompagnement des entreprises. Sa valeur ajoutée réside dans sa bonne connaissance du public cible et dans sa capacité à mobiliser les acteurs de l’écosystème institutionnel de l’artisanat et de la petite entreprise.
L’Institut Supérieur des Métiers inscrit donc son action comme celle d’un contributeur actif et innovant de la mise en oeuvre opérationnelle de politiques publiques et d’une meilleure prise en compte des secteurs de l’artisanat, du commerce et des professions libérales.
Gouvernance
L'Institut Supérieur des Métiers est présidé par Mme Anne de Blignières-Légeraud, docteure d'État, maître de conférences à l'Université Paris-Dauphine et dirigé par Catherine Elie.
Structuré sous forme d'association loi de 1901, l'ISM compte parmi ses administrateurs l'Union des Entreprises de Proximité et CMA-France.
Historique
C'est sous le deuxième septennat de François Mitterrand que, dès 1988, le ministre délégué au commerce et à l'artisanat, François Doubin, entame une réflexion sur les mesures à prendre pour que les entreprises artisanales puissent accéder plus facilement aux innovations. Suite à cette mission, l'Institut supérieur des métiers (ISM) est créé en 1990, en remplacement du Centre d’études et de perfectionnement de l'artisanat et des métiers (CEPAM). Le , les statuts fondateurs sont signés par le ministre François Doubin, le président de l'Assemblée Permanente des Chambres de métiers (APCM) Jean Paquet et par le président de l'Union Professionnelle Artisanale (UPA) Albert Léon.
Ce sera également François Doubin, ministre délégué au commerce et à l'artisanat dans le gouvernement de Michel Rocard, qui installera le , dans les locaux du ministère, le premier conseil d'administration du nouvel organisme. La personne ayant porté tout ce projet auprès du Ministre aura été sa conseillère technique, Françoise Sabatier, qui deviendra ensuite Commissaire Générale de la SEMA société d'encouragement aux métiers d'art, devenue INMA, Institut National des Métiers d'Art en .
Lors de cette installation, le Ministre insistera sur l'importance pour l'ISM, d'être un centre de ressources et de travailler en réseau.
L'ISM a mis en place différents programmes de développement des petites entreprises :
- Il a notamment constitué et animé le réseau des Pôles d'innovation pour l'artisanat et les petites entreprises, afin d accompagner les entreprises artisanales dans leurs démarches d'innovation.
- Afin d'encourager la recherche universitaire en matière économique et sociologique sur le monde de la petite entreprise, l'ISM a également constitué un réseau artisanat-université, qui a contribué à ouvrir le monde de la recherche à l'artisanat en créant des équipes composées de chercheurs et d'artisans.
- En 2006, l'ISM se verra confier la gestion du label d'État "Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV)" en application de la loi en faveur des petites et moyennes entreprises de 2005 et de son décret d'application.
- L'ISM a également été à l'origine de la création de la plateforme aides-entreprises.fr, aujourd'hui pilotée par CMA France.
Suite au désengagement de l'Etat du Conseil d'administration en 2019, l'ISM a recentré ses missions sur les études et la formation.
